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L’or qui n’a beau être qu’une sorte de plomb inoxydable, juste bon à réaliser de belles soudures dans le domaine de l’électronique, garde une place de choix dans les portefeuilles (les coffres) des investisseurs privés. Si ce placement en tant que tel n’offre pas de rendement fixe ou prévisible, il dispose d’un atout considérable : il donne aux investisseurs un sentiment de sécurité hérité du temps passé. Pourtant, en détenir pour partie n’est pas insensé comme nous l’a rappelé cette semaine un des rares vrais spécialistes belges de ce secteur, Didier Jacques (Gold4Ex). Certes, estime-t-il, le prix de l’once d’or est élevé. Le (tout petit) kilo d’or qui, pour les non-initiés, a à peu près la taille d’un smartphone, se traite actuellement à plus de 43 000 euros. Mais ce prix ne risque-t-il pas de fondre à la défaveur d’une grosse opération indécelable ? Certes, des fonds spéculatifs détiennent des options sur le métal jaune et en cas de retournement du marché, ces positions pourraient accroître la volatilité du marché. Mais fondamentalement, on sait que les banques centrales qui détiennent des tonnes d’or, ont conclu un pacte à l’échelle mondiale les empêchant de vendre en masse à leur guise. Et quel serait le facteur qui, actuellement, conduirait les opérateurs à entamer des ventes de métal jaune ? Pour ce spécialiste, le pire des scénarios actuels consisterait en une sortie inopinée d’un des pays de la zone euro, avec le risque d’un impact en cascade sur d’autres pays faibles, et in fine, un choc sur l’euro. Mais dans ce cas, on assisterait à une flambée du dollar contre euro. Et le dollar reste la devise de référence pour le marché de l’or Ce qui serait tout bénéfice pour les détenteurs de pièces et de lingots. Enfin, en cas de secousse temporaire, certaines pièces offrent des bénéfices spéculatifs à court terme à condition d’être judicieusement conseillé. Bref, au total, il semble que pour l’heure, le métal jaune garde encore quelques attraits.