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Mercredi, la plate- forme paneuropéenne Euronext a rejeté une nouvelle approche présentée lundi par Deutsche Börse, l'opérateur de la Bourse de Francfort, assurant froidement qu'elle ne contenait «rien de nouveau» par rapport à de précédentes propositions.

Malgré les appels de plusieurs responsables économiques et politiques en faveur d'une union boursière franco-allemande, le président français Jacques Chirac en tête, Euronext préfère donc s'en tenir à son mariage avec la Bourse de New York (New York Stock Exchange, NYSE), annoncé il y a quelques semaines.

Et la rivalité entre les Bourses de Paris et Francfort pourrait s'exporter au-delà des Alpes: engagés plus que jamais dans une course à la taille critique pour attirer les investisseurs et les entreprises cotées, les deux groupes convoitent tous deux Borsa Italiana, l'une des dernières grandes places indépendantes d'Europe.

Selon le quotidien économique «La Tribune», qui ne cite aucune source, Euronext aurait l'intention de proposer d'ici la fin de la semaine une offre de 1 à 1,4 milliard d'euros sur Borsa Italiana. Sans confirmer l'information, une porte-parole d'Euronext a assuré que «les discussions avec Borsa Italiana se poursuivent», et que les représentants des deux groupes vont «commencer à discuter d'éléments plus élaborés».De son côté, Deutsche Börse, qui craint de rester isolé face à l'alliance Euronext/NYSE, envisage de faire une offre sur Borsa Italiana en cas d'échec de son projet de fusion avec Euronext.Euronext a en effet une longueur d'avance dans la campagne d'Italie: Borsa Italiana a dit clairement en mai sa préférence pour la plate-forme paneuropéenne et leurs patrons respectifs Jean-François Théodore et Massimo Capuano se sont rencontrés une première fois début juin à Milan. (AFP)

© La Libre Belgique 2006