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La Belgique demeure moins attractive que les Pays-Bas pour les investisseurs malgré les initiatives prises par le gouvernement, affirme mardi Marcel Claes, le président de la chambre de commerce américaine en Belgique (AmCham). Le dernier grand investissement américain date d'il y a dix ans, souligne-t-il.

La diminution de l'impôt sur les sociétés constitue une avancée importante, reconnait M. Claes. "Mais entre-temps, les autres ne restent pas les bras croisés. Les Etats-Unis, mais aussi les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, l'ont abaissé de manière encore plus significative", a-t-il martelé lors de la réception de Nouvel An de l'AmCham. "Les prochains gouvernements devront aller encore plus loin." 

Le discours est similaire concernant le handicap salarial, la flexibilité du marché de l'emploi, le recrutement de profils talentueux et le taux d'emploi. "Les entreprises américaines éprouvent les pires difficultés à dénicher les travailleurs adéquats", selon M. Claes. Tout ceci fait que la Belgique demeure à la traîne par rapport à son voisin du nord. "Les sociétés déjà présentes, à l'image d'Exxon, continuent à investir. Mais le dernier gros investissement américain, à savoir le centre de données de Google à Mons, date déjà d'il y a dix ans", conclut-il.