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L’institut Molinari, du nom d’un économiste belge du XIXe siècle, est friand de ce type de comparatif. Après le calcul du jour de lalibéralisation fiscale des travailleurs, les chercheurs de Molinari ont désormais établi un autre type de calendrier pour les différents Etats de l’Union européenne. Il s’agit cette fois de calculer le jour où les Etats ont dépensé "toutes leurs recettes annuelles et commencent à s’endetter" afin de pouvoir "terminer l’année".

D’après cette étude, parmi les 28 administrations centrales de l’Union européenne, seules quatre sont en situation excédentaire. Il s’agit du Danemark, avec un excédent équivalent à 11 jours de dépenses, de l’Allemagne (huit jours d’excédent), de la Lituanie (sept jours) et de l’Estonie (quatre jours). "Les recettes de l’année de ces quatre pays leur permettent de financer toutes les dépenses de l’année en cours et de se désendetter", explique l’étude.

La Belgique fait, elle, partie des pays déficitaires. "Dès le 1er décembre, les recettes de l’administration belge sont épuisées et le pays doit emprunter", affirment les chercheurs. A ce niveau, notre pays est dans la moyenne européenne et mieux loti, entre autres, que Chypre (dont les recettes sont épuisées le 12 octobre), l’Espagne (le 30 octobre), la France (le 9 novembre) ou le Royaume-Uni (le 11 novembre).

Les trois administrations déficitaires

Mais selon l’institut, la Belgique est l’un des"rares pays", avec la France, les Pays-Bas, la Pologne et la Slovaquie, à "cumuler des déficits au niveau des trois administrations (centrale, collectivités locales et sécurité sociale)". Selon Molinari, "agrégées au niveau global", les administrations publiques de l’Union européenne, tout type confondu, ont consommé la totalité de leurs recettes 23 jours avant la fin de l’année.