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Les cinq centres de distribution de Lidl en Belgique sont bloqués. Le site de Saint-Nicolas en Flandre-Orientale est également à l'arrêt dimanche soir, les militants du syndicat socialiste SETCa en interdisant l'accès, a confirmé le secrétaire régional Bart Leybaert. Les centres de distribution de Courcelles, Marche et Genk sont à l'arrêt depuis samedi, tandis que le site de Wevelgem est paralysé depuis dimanche après-midi.

Les travailleurs de Lidl mènent des actions depuis plusieurs jours afin de protester contre la charge de travail.

Une proposition de la direction pour offrir une solution temporaire a été proposée aux travailleurs. Les syndicats chrétien et libéral la soutiennent, mais le SETCa/BBTK la juge insuffisante. Il déplore le fait qu'elle ne couvre qu'une période de six mois.

On ignore encore combien de magasins seront fermés lundi. Vendredi et samedi, une centaine de grandes surfaces de l'enseigne n'avaient pas ouvert leurs portes.

Le syndicat socialiste continuera lundi à faire le tour des différents magasins afin d'informer les travailleurs des propositions de la direction, en se concentrant sur les magasins où les délégués n'ont pu encore se rendre.

Dimanche soir, un porte-parole de Lidl a confirmé le blocage des quatre centres de distribution, ce qui entravera sans doute sérieusement l'ouverture des magasins lundi, a-t-il reconnu.

Face à l'enlisement de la crise, la direction du groupe n'estime toutefois pas devoir relancer elle-même les négociations.

"Nous attendons toujours le feedback global des syndicats qui ont décidé d'informer leurs bases après la dernière réunion de conciliation (de vendredi)", fait-elle valoir.

Le mouvement de grogne envers Lidl ne se limite désormais plus à la Belgique.

Les travailleurs du groupe au Portugal ont en effet entamé dimanche deux jours de grève pour dénoncer leurs "salaires de misère", ainsi que le manque de personnel et la charge horaire de travail.