La hausse de la taxe sur les voitures de société n'a pas encore d'influence sur les ventes

Belga Publié le - Mis à jour le

Entreprise / Emploi

La récente hausse de la taxe sur les voitures de société n'a pas encore eu d'influence sur les ventes, ont indiqué mardi la Febiac, Federauto et Renta, qui ensemble représentent le secteur automobile et du leasing de voitures, lors de la présentation d'un rapport rédigé par KPMG pour leur compte.

Les enquêteurs ont comparé la charge fiscale d'une VW Golf en Belgique avec celle pratiquée dans les pays voisins. "Pour la VW Golf, la Belgique se situe dans la moyenne en ce qui concerne la pression fiscale sur les voitures de société, sur base des règles fiscales de la fin 2011." Les auteurs ajoutent que la charge totale peut varier d'une voiture à l'autre et qu'en Belgique, la différence entre la charge salariale brute de l'employeur et le salaire net de l'employé est la plus grande en termes de pourcentage.

"Une hausse substantielle de l'avantage en nature que constitue la voiture de société menace le salaire net de l'employé belge touché et agrandit l'écart salarial par rapport à nos pays voisins", selon les enquêteurs. "La hausse récente de la taxe sur les voitures de société n'a pour l'instant pas encore eu une grande influence sur la vente de nouvelles voitures. Pour les véhicules plus grands, il y a une légère diminution, mais pour les plus petits et moyens véhicules, les ventes sont stables voire augmentent légèrement", indique Stéphane Verwilghen, de Renta.

Quinze pour cent du parc automobile belge, soit 770.000 voitures, sont des voitures de société: 6% sont des véhicules en leasing et 9% sont inscrites au nom d'autres personnes juridiques, comme des associations. Six autres pour cent, soit 325.000 voitures, sont inscrites au nom d'indépendants. Les 79% restants sont des voitures privées.

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