Entreprise

La légende raconte qu’il est né à la fin du XIXe siècle à Hambourg, ville dont il tire le nom. Popularisé par la suite grâce aux enseignes de fast-foods, le hamburger a longtemps assumé cette double casquette de plat rapide à préparer et à l’impact sanitaire douteux. Aujourd’hui, certains ont osé retourner cette double casquette et proposent de plus en plus de burgers élaborés et aux produits de qualité. "La facilité de préparation mariée à la facilité de consommation - le gras et le sucré sont prisés du consommateur pour des raisons purement physiologiques - ont permis au hamburger et à la junk-food en général d’être irrémédiablement ancrés dans l’imaginaire collectif", assure Pierre-Alexandre Billiet, spécialiste en food-retail et CEO de Gondola Group. "Cependant, depuis les années 2000, le consommateur prend conscience de la nécessité de se nourrir correctement. C’est sur cette base sociologique qu’est née cette tendance à la ‘gourmetisation’", continue-t-il. Et cela fonctionne, même si en matière de prix, on passe allègrement du simple au quintuple (de 1,50-2 euros à 9-10 euros pour un cheeseburger, par exemple).

Le nombre d'enseignes qui élaborent des hamburgers premium grandit chaque année. Le reste de la "junk-food" leur emboîte le pas: hot-dogs, frites, boulettes et cie. Ce qui oblige les fast-food à s'adapter à cette tendance.

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