Entreprise

Ce sont quelque 780 indépendants qui ont répondu à l’enquête de l’UCM lui permettant de sortir son premier "Grand baromètre de la sécurité sociale des indépendants". Des indépendants principalement préoccupés par leur pension (83,7 %), les couvertures maladies et accidents (58 %) et celles en cas de faillite/échec (41,4 %). "L’accent est donc placé sur les ‘gros risques’, ceux liés à la suspension ou à la cessation de leur activité, donc à la perte d’emploi", indique l’UCM, qui annonce d’ores et déjà que l’étude sera reproduite chaque année pour voir l’évolution des résultats.

1Pensions. La majorité des indépendants se sent bien peu protégée : pension légale trop basse, complexe à estimer, etc. Deux indépendants sur trois (63,5 %) se demandent d’ailleurs si l’Etat pourra faire face au paiement des pensions. Et l’UCM de demander "une réforme de fond et une évolution vers une ‘pension à points’, un système clair, équitable, durable, adapté aux carrières mixtes". Et, à court terme, "la création promise du 2e pilier de pension pour les indépendants en personnes physiques comme c’est le cas pour les dirigeants d’entreprise".

2Maladie ou accident. Près de 60 % des indépendants les craignent. "Le système actuel d’invalidité - à savoir une indemnité mensuelle de 1 100 euros après un mois de carence - n’est pas satisfaisant", juge l’UCM qui plaide pour davantage de rapidité (un mois, c’est long ou trop long pour plus de 7 indépendants sur 10) et de souplesse (ne forçant pas l’indépendant à cesser complètement ses activités).

3Faillite ou cessation, à la suite d’une incapacité de travail ou d’un échec. L’enquête montre avant tout une méconnaissance des couvertures existantes : ils ne sont que 46,7 % à connaître la couverture Inami et 18,4 % la couverture faillite. De quoi inciter l’UCM à demander que "le ‘droit passerelle’, qui, en cas de faillite, maintient pendant un an un revenu minimum et une couverture sociale, soit élargi aux cessations pour causes économiques". Et qu’une campagne en informe les indépendants.

4Cotisations sociales. Leur réforme, intervenue en 2015, est reçue positivement par 70 % des indépendants. Il n’y en a pas moins 10 % d’insatisfaits.