Entreprise Le scandale en cours va-t-il coûter sa crédibilité à Facebook et provoquer une fuite… de ses membres ? "En dépit de la campagne de boycott "#DeleteFacebook" sur Twitter, les dernières statistiques publiées aux Etats-Unis montrent que, dans le pays le plus affecté par la fuite, Facebook a vu, entre janvier et mars, une hausse de 4,3 % d’utilisateurs" , explique Denys Malengreau, spécialiste de l’économie numérique. "Cela signifie que 10 millions de personnes se sont inscrites sur le réseau social, et surtout, que la campagne Twitter ‘#DeleteFacebook’ n’a pas eu grand effet sur la perception du public, au contraire même, puisque de nouveaux membres ont gonflé les chiffres du réseau qui compte plus de 2 milliards de membres."

Quid du modèle économique du réseau social qui repose principalement sur les annonces publicitaires ? Pour Yves Baudechon, cofondateur de Social.Lab, filiale d’Ogilvy spécialisée dans la pub sur les réseaux sociaux, "aucun client n’a fermé sa page Facebook. Nos contacts nous ont certes demandé des explications, mais nous n’avons eu à déplorer aucune suppression de budget Facebook dans les pays où nous sommes présents, dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni, notamment" . "Quelques figures médiatiques ont fermé leur compte Facebook mais sont restées sur Instagram, sa filiale… Quant à la campagne ‘#DeleteFacebook’, elle n’a eu qu’un impact ponctuel sur Twitter. En Belgique, les spécialistes de Social. Lab ont analysé la courbe d’utilisation de ce ‘hashtag’. Et on n’y voit guère qu’un pic le 23 mars à 3 000 tweets. Dès le 27 mars, l’utilisation est retombée à zéro."

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