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General Motors (GM) est tombé dans le rouge au quatrième trimestre en raison d'une charge de 7,3 milliards de dollars liée à la récente réforme fiscale l'ayant obligé à revoir sa comptabilité.

La perte nette s'élève à 5,2 milliards de dollars, contre un bénéfice net de 1,8 milliard de dollars à la même période en 2016.

Ce déficit est lié au fait que le premier constructeur automobile américain a dû effectuer une comptabilisation différée de crédits d'impôts.

En excluant cette charge, le premier constructeur automobile américain a gagné 1,9 milliard de dollars, ce qui est, selon lui, le plus gros bénéfice de son histoire pour cette période de l'année.

Ce résultat se traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, de 1,65 dollar contre 1,38 dollar attendu en moyenne par les analystes financiers.

A Wall Street, le titre gagnait 1,21% à 40,0 dollars vers 13H00 GMT dans les échanges électroniques de pré-séance dans un marché qui devrait ouvrir en très forte baisse après une séance noire la veille.

Sur l'année, GM a essuyé une perte nette de 3,86 milliards de dollars, contre un profit de 8,6 milliards lors de l'exercice précédent. Le résultat d'exploitation annuel est toutefois de 12,8 milliards de dollars, soit un nouveau record après 2016.

Plombé par une baisse de 5,5% des volumes de ventes de voitures, le chiffre d'affaires a diminué de 5,46% à 37,72 milliards de dollars lors du dernier trimestre et de 2,4% à 145,6 milliards de dollars sur l'ensemble de l'exercice. Dans les deux cas, il est supérieur aux attentes des marchés qui étaient de respectivement 36,55 milliards de dollars et 145,47 milliards.

GM, seul grand groupe automobile dirigé par une femme, l'Américaine Mary Barra, a réaffirmé ses prévisions pour 2018 en dépit des craintes concernant la croissance de l'inflation, susceptible de freiner les dépenses des ménages.

Il table sur des résultats "largement conformes" à 2017, grâce principalement aux ventes des grosses voitures (pick-up, SUV ou 4X4 urbains et crossovers) qui devraient compenser la baisse anticipée des ventes de véhicules classiques.

Les pick-up (camionnettes à plateau) massifs aux fortes marges bénéficiaires ont constitué près d'un tiers des 3 millions de véhicules vendus aux Etats-Unis en 2017 par GM, une part qui devrait encore augmenter cette année à la suite du lancement prévu d'une nouvelle version de la Chevrolet Silverado, deuxième modèle le plus vendu sur le marché américain.

"Nous ne sommes pas particulièrement inquiets de la hausse de l'inflation", a déclaré mardi Chuck Stevens, le directeur financier de GM.