Entreprise

On s’imaginait Ruth Porat devenir un jour PDG de Morgan Stanley. On la voyait intégrer le Trésor du gouvernement américain. Mais non, c’est en Californie que la banquière star a décidé de poser ses valises l’année dernière pour prendre les rênes de la direction financière d’Alphabet, qui regroupe depuis l’automne toutes les activités de Google pour plus de visibilité. Voilà du changement, après trois décennies passées du côté de Wall Street !

Mais à 58 ans, c’est aussi un retour aux sources pour Ruth Porat, qui a passé une partie de son enfance à Palo Alto, à une époque où la Silicon Valley commençait à peine à naître. Dans les années 70, la maison qu’elle vient de s’y offrir s’était vendue pour environ un million de dollars. Aujourd’hui, elle en coûte 30. Le prix pour résider à quelques pâtés de maisons de Mark Zuckerberg et Larry Page.

Quand elle vivait encore à New York, Ruth Porat était connue pour ne pas tenir en place, à déménager sans cesse avec son mari et ses 3 enfants. En revanche, dans la vie professionnelle, c’est la stabilité qui fait sa réputation. Diplômée de Stanford et de la London School of Economics, elle intègre la banque d’affaires Morgan Stanley dès 1987. Il fallait déjà avoir les nerfs solides, puisque cette année-là, le plus gros krach boursier depuis 1929 allait se produire et pas moins de 560 milliards de dollars se volatiliser à la bourse de New York. Après une brève excursion chez le courtier Smith Barney, elle revient au point de départ en 1996. A partir de cette date, elle jure fidélité - à toute épreuve - à Morgan Stanley.

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