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La réunion "de la dernière chance" qui s'est déroulée vendredi matin avec la direction de la Stib n'a apporté aucune réponse, a indiqué Stephan De Muelenaere, secrétaire permanent CGSLB.

Le syndicat libéral a dès lors annoncé des actions de sensibilisation en interne vendredi après-midi et une grève lundi. La CGSP avait, elle, déjà déposé un préavis de grève qui prendra cours lundi également, tandis que la CSC ne participera pas aux actions. La discussion portait sur divers problèmes opérationnels qui engendrent "un climat social néfaste" au sein de la société des transports en commun bruxelloise. La CGSP estime pour sa part que l'argent du contribuable est gaspillé.

"La direction a entendu nos revendications mais n'y a pas répondu. Elle veut rester dans une logique de résolution des problèmes dans le temps alors que nous voulons des engagement fermes et actions avec effet immédiat", a souligné M. De Muelenaere.

Une réunion entre direction et syndicats avait déjà eu lieu mercredi mais n'avait elle non plus livré aucun résultat.

La CSC Services publics a, elle, choisi de ne pas suivre le mouvement. Dans un communiqué vendredi soir, elle précise que "les premiers accords obtenus et les engagements pris par la direction générale d'aboutir sur les autres points dans des délais raisonnables nous encouragent à privilégier la poursuite des négociations pour le moment". Elle prévient cependant "que si les réunions programmées dans les semaines à venir ne devaient pas aboutir à des accords acceptables, la CSC Services publics n'hésitera pas à passer aux actions".

Si le syndicat chrétien dit espérer que le front syndical pourra à nouveau s'unir, il estime que "cette grève lui apparaît plus comme un jeu de manipulations au bénéfice de certains mais pas au profit de l'ensemble des travailleurs de la Stib".