Entreprise

Le projet consiste à taxer à hauteur de 17 euros la tonne de CO2, un montant qui augmenterait progressivement pour atteindre 100 euros en 2030. La taxe, qui s'appliquerait aussi bien aux particuliers qu'aux entreprises, se veut neutre: les premiers bénéficieraient de baisses d'impôts, tandis que les secondes profiteraient d'une baisse des charges patronales sur les salaires.

Du côté de la FGTB, la secrétaire-générale Anne Demelenne se dit "d'accord pour faire quelque chose pour changer les comportements, mais pas, comme le veut Clerfayt, pour ramener de l'argent dans le budget. Et il faut d'abord que les alternatives soient disponibles en matière de transports en commun et d'économies d'énergies avant de songer à ce qui va être perçu par les bas et moyens revenus comme une sanction".

La FEB est elle aussi réservée. "Intellectuellement, l'idée est séduisante. Mais il y a un projet en préparation au niveau européen. Nous avons des doutes quant à une démarche isolée de notre pays", dit Isabelle Callens, directrice du département économique de la fédération patronale.