Entreprise

Dix jours de festival en bord de Seine, au cœur de Paris. L’heure n’est pas à la musique mais bien au numérique. Cette 8e édition de Futur en Seine, rendez-vous de start-up mais aussi de grands groupes français (Engie, La Poste…) accueille, pour la première fois, une délégation de start-up wallonnes.

L’Awex et WBI ont emporté dans leurs bagages cinq jeunes pousses - Formyfit, MoodMe, Superbe, Neovectis et Pyxis - ainsi que le centre d’expertise Multitel. Pendant quatre jours, elles ont pu y exposer leurs projets dans l’espace Village des Innovations. La 2e semaine, quinze projets wallons, au stade de l’idéation, participeront avec quinze français à un stage de "pré-accélération". Encadrés par Creative Wallonia Engine, ils étudieront la pertinence et la viabilité potentielle de leur idée brute.

Du sport en fil rouge

Euro de foot oblige, Futur en Seine 2016 a choisi le sport comme fil conducteur. Mais les start-up et projets présents au Festival dépassent largement ce cadre. Mobilité, santé et fitness, énergie du futur, infrastructures, fin tech… sont largement représentés. La délégation belge aussi n’a pas misé uniquement sur le sport. MoodMe et Neovectis (lire par ailleurs) se positionnent davantage dans l’animation et l’événementiel. Superbe présentait des prototypes axés vers la musique. Multitel exposait des projets en gestion urbaine et rééducation médicale.

Qu’étaient venus chercher ces Wallons en bord de Seine ? Tous étaient venus à des fins de promotion et de visibilité, rencontrer de potentiels partenaires, industriels ou commerciaux, côtoyer d’autres start-up, sources potentielles d’inspiration.

Pour Neovectis, c’était la première démarche sur le territoire français. Une démarche facilitée par l’Awex qui s’est chargé, en amont, de "préqualifier" des contacts avec des sociétés actives dans l’événementiel et l’audio-vidéo. Précieux pour une jeune société qui, au-delà de l’événementiel, veut positionner sa solution sur le terrain de la promotion touristique. Le mur, redesigné en écran totem, diffuse des vidéos de promotion, suivies d’une phase d’interaction avec les twittos. Le but est de permettre aux passants, habitants, touristes de tweeter leur ressenti, leurs impressions et d’inverser ainsi le phénomène de promotion. Crédibilité par la foule, en quelque sorte.

Superbe avait pour objectif principal de vérifier la "traction" potentielle de ses protos et, au besoin, revoir le scénario. MoodMe, elle, était en quête de contacts avec des designers et inventeurs de gadgets et accessoires virtuels.