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Des producteurs de lait étaient présents dimanche matin sur les marchés dominicaux de Charleroi et de Liège, ainsi qu'à un certain nombre d'événements publics en différents endroits en Région wallonne. Pour la plupart d'entre eux, ils y distribuent du lait et en profitent pour expliquer aux consommateurs les raisons qui les ont poussés à lancer une grève et à répandre du lait en grande quantité sur certains champs. La nécessité d'expliquer les raisons de leur action est apparue aux agriculteurs lors de récents contacts avec des consommateurs. Certains consommateurs se disaient en effet choqués par le gaspillage de lait, malgré le fait que plusieurs ONG luttant contre la faim ont publiquement soutenu le mouvement, a indiqué Francis Van Looveren, membre du MIG (Milk Producer Interest Group).

Une nouvelle action d'épandage est prévue dimanche aux alentours de 15h30 dans la région de Marche. D'ici peu, les agriculteurs protestataires pourraient décider de bloquer les laiteries. Ils craignent en effet que celles-ci ne cherchent à se prémunir des effets de la grève du lait en compensant les pertes constatées par d'autres arrivées de lait.

Pour rappel, les producteurs de lait s'opposent depuis plusieurs mois à la faiblesse du prix auquel ils vendent le litre de lait. Souvent proche des 19 cents, celui-ci ne couvre pas les coûts de production estimés eux à près de 35 cents par litre de lait produit. Ils en appellent à un système de régulation performant qui permette de faire correspondre demande et production. Pour tenter d'être entendus, notamment par les autorités européennes, ils ont entamé jeudi une grève du lait, comme en France par exemple. Ils la considèrent comme l'action de la dernière chance avant la disparition progressive d'une série d'exploitations.