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C’est qu’on a de l’ambition chez Lampiris ! Le fournisseur d’énergie, basé à Liège, vient en effet de franchir une nouvelle étape dans son expansion. Après être devenu un des outsiders à succès en Belgique, le voici qui s’attaque, comme prévu d’ailleurs, au marché français. Lundi, il a annoncé le "lancement" de son offre commerciale de gaz naturel et d’électricité 100 % renouvelables en France, qu’il a commencé à mettre en place cet été après avoir reçu les autorisations nécessaires en 2010 et 2011. Lampiris entend " occuper une place de choix avec un positionnement fort et novateur, tant sur le plan environnemental que commercial ", souligne le fournisseur dans un communiqué.

Il se vante notamment de proposer en France du gaz à un tarif "près de 15 % plus avantageux que le tarif réglementé" de l’opérateur historique GDF Suez, car, contrairement à ce dernier qui s’approvisionne via des contrats à long terme indexés sur les cours du pétrole (qui sont restés élevés), il achète son gaz sur le marché dit "spot", où les cours sont moins élevés. C’est grâce à cette stratégie jusqu’ici gagnante qu’il a d’ailleurs pris des parts de marché en Belgique notamment à Electrabel, filiale de GDF Suez. Laquelle comme sa maison-mère peine à offrir des tarifs compétitifs. Il y a quelques semaines, la CEO Sophie Dutordoir a voulu donner son point de vue dans quelques journaux. Selon elle, les prix plus élevés que pratique Electrabel s’expliquent notamment par la sécurité d’approvisionnement qu’assure le fournisseur via ses contrats à long terme. Il y a quelques années encore, il y avait un couplage entre les cours du pétrole et du gaz. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, en raison notamment de l’exploitation en masse du gaz de schiste en Amérique du Nord qui fait baisser les prix du gaz aux Etats-Unis.

Pour ce qui est de l’électricité, Lampiris dit avoir aligné "ses prix sur les tarifs réglementés du fournisseur historique", EDF.

A noter encore que Lampiris avait été épinglé la semaine dernière par l’association de défense des consommateurs UFC-Que choisir, qui lui reproche ainsi qu’à d’autres fournisseurs d’énergie d’inclure de nombreuses clauses abusives dans ses contrats.

AvC (avec AFP)