Entreprise

Carl-Alexandre Robyn a une expérience multiple de la création, de la gestion et du financement de start-up. Son parcours de capital-risqueur l’a confronté aux problématiques financières de starters devant négocier l’ouverture de leur capital aux investisseurs privés et institutionnels. Il lui a inspiré l’écriture de son dernier ouvrage : "Start-up : bien choisir ses associés et mieux répartir son capital-actions" (*).

Quel est le point de départ de ce livre ?

A force de rencontrer des starters et investisseurs, je me suis rendu compte que les premiers présentent de grandes lacunes pour ce qui est d’évaluer leur start-up et de la vendre. Une fois lâchés par les organismes qui les accompagnent, ils sont perdus face aux investisseurs potentiels. Ils ont rédigé un business plan, savent en expliquer la teneur, le montant recherché et à quoi celui-ci va servir, mais sont incapables de faire une vraie proposition d’affaire. Or tout investisseur aguerri posera ces questions : combien l’investissement va-t-il rapporter et dans quel délai ?; quel pourcentage du capital propose le starter ?

Avec quelles conséquences ?

Souvent, les starters ne savent pas combien leur start-up vaut et n’ont pas été préparés à répondre à ces questions. J’ai interviewé des gens du dispositif d’accompagnement qui m’ont répondu : "Mais ce sont de petits montants et c’est l’investisseur qui fera le calcul". Quelle erreur de jugement ! En partant ainsi, les porteurs de projets sont perdants. La négociation devient un processus subi; l’évaluation de la start-up est faite non pas par le starter, mais par l’investisseur.

Vous évoquez aussi le problème du choix des cofondateurs et de la répartition du capital…