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Plus que dix jours à attendre et le salarié “moyen” belge sera libéré de ses obligations fiscales et sociales pour cette année 2015. C’est du moins ce qu’affirme l’institut économique Molinari qui calcule, chaque année, le jour de “libération fiscale” (“Tax Freedom Day”) des 28 pays de l’Union européenne.

Et, sans surprise, la Belgique arrive encore une fois à la dernière place de ce classement avec une “libération fiscale et sociale” prévue le 6 août prochain. Soit la même date que l’année dernière. “C’est à partir de cette date que le salarié belge recouvre – une fois tous ses impôts et taxes payés – la liberté d’utiliser, comme il veut, son pouvoir d’achat, en consommant ou épargnant”, explique James Rogers, l’un des auteurs de cette étude. Rien ne change vraiment donc sous le ciel fiscal belge puisque notre pays tient cette lanterne rouge depuis cinq ans, derrière le même duo : la France (“libérée” le 29juillet) et l’Autriche (le 25juillet).

D’après l’institut Molinari, qui se base sur des chiffres d’Ernst&Young, les prélèvements obligatoires représentent 59,5 % du “salaire complet” en Belgique. Les employeurs belges doivent ainsi débourser 247euros (contre 187euros pour la moyenne européenne) pour que leurs salariés moyens disposent de 100euros de pouvoir d’achat. Comment l’institut arrive-t-il à des chiffres si élevés ? C’est simple, les chercheurs ont pris en compte la totalité des taxes ayant rapport avec un travailleur, à savoir les charges sociales patronales, les charges sociales salariales, l’impôt sur le revenu, mais aussi la TVA. “Notre objectif est d’avoir une vision globale de tout ce qui réduit, in fine, le pouvoir d’achat réel d’un travailleur”, poursuit M.Rogers de l’institut qui porte le nom d’un économiste belge, Gustave de Molinari, décédé en1912 et adepte du libre-échange.

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