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Le déficit budgétaire de la Grèce pour les deux premiers mois de l'année a diminué de 77,3% par rapport à la même période de 2009, a indiqué lundi un communiqué du ministère des Finances. Les recettes nettes, pour la même période et la même comparaison, ont augmenté de 13,2%, à 8,745 milliards d'euros, tandis que les dépenses ont diminué de 9,6%, à 8,989 milliards, selon un communiqué du ministère.

Le déficit s'est ainsi établi à 904 millions contre 3,986 milliards, soit une chute de 77,3%. Le programme de stabilité et de croissance déposé à la Commission européenne prévoyait pour cette période une hausse des recettes de 11,7%, et une baisse des dépenses de 3,5%, précise le texte.

L'augmentation des recettes tient essentiellement --à hauteur de 713 millions-- à une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises sur l'exercice 2008, à l'augmentation des recouvrements des taxes à la consommation, à la hausse de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) sur les carburants, le tabac et les alcools. Au chapitre des dépenses, la baisse tient surtout à la limitation des dépenses pour l'assurance et la prévoyance sociales, et des dépenses de fonctionnement et de consommation. Les dépenses du programme d'investissement public sont aussi en baisse de 58,2%.

Le gouvernement socialiste grec a lancé un programme de rigueur draconien pour résorber son déficit public, de 12,7% du PIB en 2009 à 8,7% en 2010, qui a fait explosé sa dette et entraîné une crise financière sans précédent. Les mesures d'austérité, dont un deuxième volet doit être voté mardi, portent sur une augmentation des taxes dans tous les domaines et de lourdes coupes salariales dans la fonction publique.