Entreprise

"Le départ de Bernard Thiry d'Ethias n'est absolument pas lié avec le dossier judiciaire ouvert suite à une intervention dans un dossier sinistre d'un assuré particulier, dénommé par certains 'Dossier Pergola'", a indiqué mercredi Benoît Verwilghen, vice-CEO d'Ethias qui assure temporairement la présidence du comité de direction. 

Ce dossier concerne le CEO de Nethys Stéphane Moreau, qui aurait contracté une assurance avec effet rétro-actif après un sinistre. Le Conseil d'administration extraordinaire de ce 6 septembre a confirmé la parfaite honorabilité (de Bernard Thiry) dans le cadre de ce dossier, a ajouté M. Verwilghen. Le parquet général de Liège demande le renvoi de neuf personnes dans le dossier 'Pergola', parmi lesquelles figurent le CEO de Nethys Stéphane Moreau ainsi que Bernard Thiry, devant le tribunal correctionnel. Début 2010, un arbre situé dans une prairie appartenant à Stéphane Moreau s'était abattu sur une annexe d'un voisin. M. Moreau n'était visiblement pas été assuré pour ce type de sinistre et aurait signé deux contrats après coup chez Ethias.

"Le Conseil d'administration a jugé utile de reconfigurer le Comité de direction face à des divergences de vue constatées au niveau du management de l'entreprise. Cette décision est à l'origine du départ de Bernard Thiry et ne relève d'aucune autre explication", a expliqué M. Verwilghen, qui a précisé que le travail de M. Thiry effectué depuis 2008 chez Ethias avait été néanmoins largement salué par le Conseil d'administration.

Le vice-CEO d'Ethias rejette aussi un "potentiel rapprochement avec Belfius" qui est une "pure spéculation". "Si toute compagnie d'assurance se doit de prévoir, dans les règles de bonne gouvernance demandées par le régulateur, différents plans alternatifs, nous continuons à travailler actuellement exclusivement sur notre plan A, c'est-à-dire le stand alone à long terme", a-t-il déclaré.

"Dans cette optique, nous sommes occupés à affiner notre plan stratégique de rétablissement financier. Diverses mesures devront à court-terme et de manière durable améliorer notre marge de solvabilité II afin d'atteindre un niveau de 150 % (pour rappel fixée au 30 juin à 125%). Notre but est de nous permettre d'absorber plus sereinement la volatilité des marchés financiers et la persistance de taux d'intérêts bas. Nous présenterons ces mesures à la fin du mois à la BNB (Banque nationale de Belgique). Le stress test réalisé par l'EIOPA nous a confirmé la pertinence de notre démarche", conclut M. Verwilghen.