Entreprise série noire

Comme "La Libre" l’a révélé vendredi sur son site web, le Fyra vient de connaître un nouveau (très gros) coup dur. En effet, le train à grande vitesse, qui relie Bruxelles à Amsterdam, a reçu une interdiction de rouler : le Service de Sécurité et d’Interopérabilité des Chemins de Fer (SSICF), l’autorité chargée du contrôle de la sécurité ferroviaire en Belgique, vient d’interdire la circulation des Fyra jusqu’à nouvel ordre.

La raison : on a retrouvé un capot d’une locomotive Fyra sur les voies Suite à ce nouvel incident, la décision du SSICF est tombée ce vendredi. La SNCB, qui exploite les Fyra conjointement avec les Néerlandais, va devoir proposer un plan d’actions au SSICF afin de régler le plus vite possible les problèmes en série que connaît le train à grande vitesse (portes peu fiables, nombreux retards, suppression de trains, etc.). Mais, donc, en attendant ces éventuelles solutions et garanties de sécurité, plus aucun Fyra ne pourra circuler sur les voies.

Le cabinet du secrétaire d’Etat à la Mobilité, Melchior Wathelet (CDH), a transmis vendredi un communiqué confirmant et précisant quelque peu ces informations : "Le SSICF a été averti vendredi matin qu’un morceau de capot provenant d’une rame de Fyra a été retrouvé le long des voies sur la ligne à grande vitesse 4. En raison de cet événement extrêmement préoccupant, le SSICF a interdit la circulation du Fyra sur la ligne 4 jusqu’à nouvel ordre."

En attendant, cet événement a provoqué de nouveaux remous. En particulier en Flandre. En effet, Toerisme Vlaanderen s’inquiète des répercussions négatives provoquées par les problèmes du Fyra sur l’image touristique de la Belgique. "Nous insistons constamment dans notre communication touristique sur notre situation centrale et notre accessibilité et maintenant, il apparaît que la direction de nos chemins de fer est incapable de faire circuler régulièrement un train entre Bruxelles et Amsterdam. Je ne comprends pas comment c’est encore possible à notre époque", a confié à l’agence Belga Peter De Wilde, administrateur général de Toerisme Vlaanderen.