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Il n’est pas toujours facile de concilier, quand on est un sportif de haut niveau, les entraînements et les tournois et les études supérieures. Pour aider ces jeunes, l’Université catholique de Louvain a créé en 2011 le label PEPS (projet pour étudiants à profil spécifique). Ce statut permet à ces étudiants de bénéficier notamment d’aménagements raisonnables de leur cursus sans que le niveau d’exigence académique soit revu à la baisse. Ce statut s’adresse aux sportifs et artistes de haut niveau, aux étudiants entrepreneurs/créateurs d’activités et à ceux porteurs d’un handicap. Plus de 300 jeunes de l’UCL en bénéficient.

Ce fut le cas notamment de Chloé Leurquin, golfeuse belge de haut niveau, qui est diplômée de la Louvain School of Management. "J’ai pu décaler mes examens quand j’étais en tournoi. Cela m’a permis de tout gérer. J’ai juste pris un an de plus pour mon mémoire" , raconte la jeune fille qui espère se qualifier pour les Jeux olympiques où le golf fait son grand retour après… cent douze ans d’absence.

Si tous les sportifs ont la possibilité d’avoir le statut PEPS, c’est uniquement aux golfeurs que s’adresse la nouvelle formation proposée par la Faculté des sciences de la motricité de l’UCL. Dès septembre, les golfeurs de haut niveau pourront suivre à la fois la formation (bachelier et master) en sciences de la motricité avec les autres étudiants de l’UCL et la formation spécifique donnée par la Professional Golfers Association (PGA) et l’Association francophone de golf (AFG). "Les deux formations vont se compléter, avec des horaires adaptés en fonction des besoins des joueurs , précise Thierry Zintz, coordinateur académique du master et professeur à la Faculté des sciences de la motricité. Ce diplôme donnera aussi aux jeunes des possibilités de reconversion professionnelle après leur carrière de sportif." "Cette formation devrait permettre aux jeunes golfeurs d’avoir la possibilité de poursuivre une formation universitaire en Belgique, sans devoir aller la faire aux Etats-Unis, comme c’est le cas pour une partie d’entre eux" , explique Marie-Paule Thirifay (AFG).

Le projet concerne un à cinq étudiants potentiels par an. Et rien n’exclut qu’il soit étendu à d’autres sports.