Entreprise

Le parquet de Nivelles demande à la chambre du conseil de renvoyer en correctionnelle Grégory Maquet, dont on apprenait mercredi dans De Tijd qu'il a démissionné de son poste de CEO de Century 21, écrit la Dernière Heure jeudi. Le quotidien a reçu confirmation de la nouvelle par son avocat, Pierre Chomé. Dans cette nouvelle affaire, Grégory Maquet était, à l'origine, le plaignant. L'homme dénonçait des malversations. Son avocat parle d'un "comble", d'être poursuivi pour "toute une série d'infractions qu'il a été le premier à dénoncer et reprocher à d'autres".

Les charges, qui visent M. Maquet et deux autres, portent sur diverses infractions liées au fait d'avoir volontairement retardé une faillite de société avec comme conséquences que ce retard a pu préjudicier des associés ou investisseurs.

Grégory Maquet, récemment condamné en Espagne, en compagnie de Basri Bajrami, pour menaces graves dans un dossier d'extorsion, conteste ces faits présumés. L'avocat affirme que son client "n'a jamais véritablement été interrogé pendant l'instruction sur les faits et les charges qui lui valent aujourd'hui'hui de faire l'objet d'un réquisitoire de renvoi en correctionnelle". Il a requis la réalisation de "très nombreux devoirs d'enquête complémentaires", au sujet desquels le juge d'instruction doit se prononcer.

Par ailleurs, une plainte a été déposée en mai dernier auprès de la police de la zone Bruxelles Capitale-Ixelles, plainte qui cite le nom de Grégory Maquet et d'un autre "membre important de Century 21", affirme Sudpresse jeudi. Cette plainte émane d'un Bruxellois, conseil pour la société immobilière Paris-Bruxelles, qui se dit victime de menaces et d'intimidation.