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Il a enfin décidé de sortir de sa tour d’ivoire. Johan Decuyper, le patron de Belgocontrol - l’organisme chargé de la sécurité aérienne en Belgique -, a mal vécu les critiques émises ces derniers mois envers ses contrôleurs. En cause, le fameux plan de survol de Bruxelles qui continue de créer la polémique. "On nous a accusés de manipuler les instructions transmises par Melchior Wathelet et de faire n’importe quoi", explique cet ancien chef de cabinet de plusieurs ministres CD&V. "J’ai voulu plusieurs fois réagir dans la presse, car c’était très énervant de lire toutes ces choses inexactes. Mais c’était difficile de se mêler d’une polémique très politique."

Entre autres accusations, certains ont ainsi soupçonné Belgocontrol d’être un organisme "essentiellement flamand" qui renvoyait les avions vers Bruxelles plutôt que vers le Nord du pays. Le diplômé de la KUL tient à mettre les points sur les i. "Tout d’abord, nous ne définissons pas les routes, c’est le politique qui le fait." Quant à cette image de contrôleurs flamingants envoyant les avions vers Bruxelles, elle fait figure de fantasme, d’après lui. "Aucun contrôleur n’a cette liberté-là et Belgocontrol est belge, pas flamand", explique M. Decuyper qui sort les chiffres. "Dans la direction, il y a un équilibre linguistique. Au niveau des employés, on a 58 % de néerlandophones et 42 % de francophones. Ce qui est normal pour la fonction publique."

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