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Le patron de Qatar Airways Akbar al-Baker a provoqué la stupeur mardi, lors d'une conférence de presse, en affirmant que la compagnie aérienne devait être dirigée par un homme car "c'est un poste très exigeant".

M. al-Baker a indiqué que son groupe avait pris des mesures pour promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes. Mais, à la journaliste qui lui faisait remarquer, à Sydney, que la compagnie était dirigée par un homme, il a répondu: "Bien sûr qu'il doit être dirigé par un homme parce que c'est un poste très exigeant."

Il a par la suite défendu la politique de Qatar Airways en affirmant qu'elle était la première compagnie au Moyen-Orient à avoir une femme pilote.

"Nous encourageons les femmes et nous voyons qu'elles ont un énorme potentiel dans (...) les postes élevés de direction", a déclaré Akbar al-Baker à l'issue de la réunion annuelle de l'Association internationale du transport aérien (IATA), qui a duré deux jours à Sydney.

M. al-Baker a été élu cette année à la présidence de l'IATA.

L'IATA a une position semblable dans la défense de l'égalité hommes-femmes, a-t-il assuré.

Sur les 31 membres du conseil d'administration de l'Association, seuls deux sont des femmes, Christine Ourmieres-Widener, directrice générale de Flybe, et Maria Jose Hidalgo Gutierrez (Air Europe), qui a fait son entrée mardi dans l'instance.

Alexandre de Juniac, le directeur général de l'IATA, a reconnu de son côté que confier des postes de direction à des femmes était un "enjeu existant depuis longtemps" et qui impliquait davantage d'efforts de la part des compagnies aériennes comme de l'IATA.

Seuls 3% des directeurs généraux du secteur du transport aérien sont des directrices générales, une proportion inférieure à la moyenne des autres secteurs, qui est de 12%.