Entreprise

Selon le nouveau plan d'entreprise de la SNCB, esquissé jeudi dans l'Echo, le personnel de l'entreprise devrait être réduit de 4.400 équivalents temps plein pour la fin 2022, contre 20.628 en 2014. Mais l'emploi a depuis lors été sérieusement raboté, puisque, selon la CGSP, il ne pèse déjà plus que 18.300 ETP en cette fin d'année. Les départs devraient avoir lieu à partir de 2019, un accord social qui régit l'évolution de l'emploi au sein de la SNCB étant en cours jusqu'à la fin de l'année et la nouvelle CEO Sophie Dutordoir s'étant engagée à le respecter.

Il ne sera, a priori, pas question de licenciements secs mais plutôt de non remplacements des départs à la pension dans les services corporate, administratif ou de support à la production. Le personnel lié à l'opérationnel et roulant sera lui assuré d'un remplacement un pour un. "C'est un point positif, mais c'est surtout élémentaire", souligne Philippe Lejeune pour la CGSP-Cheminots.

Le syndicat socialiste reste "inquiet" pour l'entreprise qui va faire face à d'importants défis, dont notamment la libéralisation du rail. Pour la CGSP-Cheminots, ce n'est pas en "dégraissant" continuellement l'emploi qu'on placera la SNCB dans les meilleures positions pour affronter cette étape cruciale. "L'assainissement doit également se faire dans les structures de l'entreprise."

Les griefs sont les mêmes pour le syndicat libéral SLFP, qui tout en soulignant l'ambition du plan de Mme Dutordoir, déplore que "le seul moyen imaginé pour sortir de ce cercle vicieux (la dette colossale de la SNCB, NDLR) est de diminuer drastiquement l'effectif du personnel".

Le plan d'entreprise présenté peut encore subir des modifications. Il est aussi basé sur un effort budgétaire égal à l'actuel, "alors qu'on ignore quelle sera la prochaine coalition" après les élections de 2019", note encore le syndicat socialiste.