Entreprise Contourner les gros embouteillages autour de Los Angeles. Le milliardaire, né en Afrique du Sud, a présenté sa vision du futur.

Elon Musk a présenté jeudi à Los Angeles les avancées de son projet de tunnels à grande vitesse sous Los Angeles pour contourner les embouteillages, annonçant notamment son souhait de collaborer avec la société gérant le métro de la tentaculaire ville californienne.

Sa société de tunnels, la Boring Company ("la société barbante"), veut notamment joindre des lignes de métro existantes pour "compléter le système" actuel. Lors d’une discussion parsemée de questions du public, l’entrepreneur né en Afrique du Sud a dévoilé une vidéo montrant une utilisation des tunnels qu’il envisage de construire sous Los Angeles : des navettes dans lesquelles on embarque à la surface, dans l’équivalent de stations, qui descendent sous terre par un genre d’ascenseur puis rejoignent un réseau de voies à grande vitesse où elles circulent à l’électricité et vont jusqu’à 200 km/h.

Des capsules circulant à 500 km/h

Ces navettes pouvant contenir 16 personnes constitueraient une nouvelle forme de transport en commun à mi-chemin entre le métro et la voiture individuelle, et pour 1 dollar permettraient de rejoindre l’aéroport international de Los Angeles depuis le centre administratif en moins de dix minutes.

A terme, l’homme d’affaires derrière les voitures électriques Tesla et les fusées Space X veut que ces tunnels puissent servir à l’un de ses autres projets, Hyperloop, des capsules qui circuleraient à basse pression et à très grande vitesse. Il assure qu’à l’avenir, le trajet San Francisco - Los Angeles pourrait être effectué en trente minutes, contre environ six heures de voiture actuellement.

Une autre vidéo test a été diffusée jeudi lors de la présentation à Los Angeles, pour donner une idée de la vitesse des capsules Hyperloop : elle a été filmée dans un segment de souterrain test : "Nous visons (près de) 500 kilomètres/heure", a assuré le magnat des transports électriques.