Entreprise

"On assiste à une logique de précarisation de l'emploi, la marque de fabrique de ce gouvernement", tonne vendredi le PS au lendemain de l'annonce par la direction de Bpost de sous-traiter intégralement les activités de nettoyage et de restauration en 2020. Une décision qui ne peut s'expliquer, compte tenu de la bonne santé de l'entreprise, que par la pression des actionnaires privés, selon le député fédéral Laurent Devin. Il appelle dès lors l'Etat à jouer son rôle d'actionnaire et à apaiser le climat social. "Bpost est une entreprise publique, il lui incombe d'assurer une qualité d'emploi pour tous", estime le député. Et de rappeler que la Chambre a voté en début d'année la loi postale, qui, en garantissant le maintien du service universel et quotidien, renforce la position de Bpost. "Le chiffre d'affaires a également augmenté."

Pour le parti socialiste, l'annonce de la direction ne peut donc s'expliquer que par "la pression des actionnaires privés qui ont vu le cours de l'action baisser à cause du rachat de Radial". "On fait désormais payer le prix d'un mauvais choix du management aux travailleurs", déplore le député.

Le parti à la rose appelle le gouvernement "à jouer son rôle d'actionnaire et à prendre toutes les dispositions pour apaiser le climat social". Il espère également entendre le ministre de tutelle Alexander De Croo et le Premier ministre Charles Michel sur la situation.

La direction de l'entreprise postale a annoncé jeudi son intention de sous-traiter intégralement les activités de nettoyage et de restauration en 2020. Ces services emploient environ 350 personnes. En outre, l'emploi pourrait diminuer de 90 à maximum 130 équivalents temps plein au sein des contact centers.