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La révélation de discussions avancées entre PSA Peugeot Citroën DS et General Motors à propos d’un rapprochement du groupe français avec Opel/Vauxhall a suscité l’émoi et l’inquiétude tant en Allemagne qu’en Grande-Bretagne. Autorités publiques, industrielles et syndicales ont exprimé leur courroux d’avoir jusque-là été tenues à l’écart des discussions. Si tel fut bien le cas, ce n’est pas sans raison : tant outre-Rhin qu’outre-Manche, voire même en France, d’importantes pertes d’emplois sont à craindre.

En effet, le but de la manœuvre claironné par les responsables français est essentiellement d’atteindre une taille critique pour un constructeur généraliste, tout en réalisant d’importantes économies d’échelle. Les deux partenaires autour de la table de discussions s’y sont déjà essayés via la production croisée de trois modèles et la mutualisation d’achats. Mais cela ne suffira pas.

Pour produire un peu plus d’un million de véhicules, Opel emploie 35 000 personnes sur dix sites en Europe, dont trois en Allemagne, pour 18 000 emplois, et deux en Angleterre, représentant 4 500 salariés. Ces derniers ont le plus à craindre.