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Dans un communiqué publié lundi, le groupe allemand Salzgitter, présent sur les cinq continents et qui emploie 25 000 personnes, a fait savoir qu'il avait déposé une offre pour les cinq usines liégeoises et celles de Dudelange (Grand Duché de Luxembourg) que le sidérurgiste ArcelorMittal est contraint de vendre pour respecter les règles de la concurrence européenne.

Les Allemands avaient visité les deux sites il y a plusieurs mois, après qu'ArcelorMittal, acquéreur de l'immense complexe sidérurgique italien d'Ilva, a été obligé par la Commission européenne de se séparer de plusieurs usines en Europe pour ne pas se retrouver en situation de quasi-monopole sur le segment de certains produits plats en acier au carbone.

Le choix d'ArcelorMittal s'est notamment porté sur les lignes liégeoises de galvanisation 4 et 5 de Flémalle et l'usine du fer-blanc de Tilleur, couplées en lot aux usines de galvanisation et d'électrozingage de Dudelange.

Les outils luxembourgeois, vieillissants et très enclavés dans les terres, ont vite été considérés comme un "boulet" par certains possibles candidats repreneurs.

Salzgitter a donc déposé une offre pour ce lot, sans donner de précision sur le montant qu'il consentait mettre.

La filiale belge du sidérurgiste russe NLMK, présente à la Louvière, a également visité les usines liégeoises en mars. Nous l'avons contactée mais personne n'est encore en mesure de nous dire si une offre a été faite.

ArcelorMittal, qui se refuse ce lundi à tout commentaire, avait mis la date du 16 juillet comme limite pour recevoir les offres des candidats repreneurs. Le numéro 1 mondial de l'acier va maintenant les examiner et choisir, peut-être déjà pour la fin du mois, qui sera le repreneur de ses usines.