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Le siège qui permet à des pays comme la Belgique ou la Suisse de voter au sein de la plus haute instance de décision du Fonds monétaire international, son conseil d’administration, paraît aujourd’hui menacé par le refus d’Etats membres de maintenir la prépondérance européenne, a annoncé mercredi soir l’agence France presse qui n’a pas cité précisément sa source au sein du FMI.

L’instance, composée de 24 pays et groupes de pays, ne parviendrait pas à se mettre d’accord pour élire ses membres, selon l’AFP. "La résolution proposée au conseil d’administration pour entériner l’élection en 2010 des administrateurs ne recueille pas la majorité de 85 % nécessaire à son adoption", lui a déclaré un porte-parole - anonyme - du FMI.

Pour rappel, les statuts du FMI prévoient 20 sièges uniquement. Si aucun accord n’est trouvé avant le 1er novembre pour maintenir l’exception qui permet d’en avoir 24, le conseil d’administration devrait revenir à ce total, forçant certains Etats membres à perdre l’administrateur qui les représentait, est-il précisé. D’autre part, l’Europe est nettement surreprésentée, avec neuf sièges. Les plus petits à en contrôler un aujourd’hui sont les Pays-Bas (16e économie mondiale), la Suisse (19e), la Belgique (20e) et le Danemark (31e).

Les Etats-Unis sont parmi les plus chauds partisans du rééquilibrage des forces au sein du FMI. "L’élection prévue des administrateurs offre une occasion d’attirer l’attention sur la représentation au conseil d’administration du FMI et d’explorer avec la communauté internationale les diverses possibilités en vue d’obtenir les changements nécessaires", a indiqué mercredi un responsable du département du Trésor. Les Etats-Unis font-ils obstruction pour obtenir la réduction du nombre de sièges ? Officiellement, c’est le "no comment".

"Aussi bien à Washington qu’à Berne, on entend dire que les Etats-Unis n’ont pas le siège suisse dans le collimateur", rapportait mercredi le journal "Neue Zürcher Zeitung". La Belgique appartient pour sa part, comme les Pays-Bas et le Danemark, "à un bloc qui n’a pas à se plaindre de sa représentation dans les organisations internationales, l’Union européenne", dit-on à Washington. Chaque fois que revient la discussion sur la répartition surannée des droits de vote au sein du FMI, il est rappelé que la Belgique garde un poids une fois et demie plus élevé que celui du Brésil...

Ce débat ne semble pas inquiéter outre mesure le cabinet des Finances de Didier Reynders où l’on rappelle que "le débat est vieux de dix ans"...

P.Lo (avec AFP)