Entreprise

Une délégation de cheminots des gares de Mons et de Saint-Ghislain a bloqué un Thalys vendredi en gare de Mons en signe de protestation contre ce que la CGSP appelle « un passage en force de la SNCB» au sujet du plan d'entreprise. Pour José Damilot, le président de la CGSP-Cheminots, « la rentrée sociale de la SNCB promet d'être chaude». Le 26 juillet dernier, les responsables des gares de Saint-Ghislain et de Mons recevaient une note émanant des responsables de la SNCB. Dans cette note, il était question d'une série de suppressions de postes, parmi lesquels des postes ayant trait au secteur de la sécurité.« La SNCB essaie de mettre la charrue avant les boeufs», a expliqué vendredi Claudy Deschaepmeester, secrétaire permanent de la CGSP Mons-Borinage. Le syndicaliste attendait un démenti de cette note de la part de la direction de la SNCB. Ne l'ayant pas reçu, les syndicats ont décidé de bloquer un Thalys « pour marquer le coup».

Pour José Damilot, ce genre d'actions pourrait se reproduire un peu partout dans le pays. « Si la direction de la SNCB essaye de passer en force sans tenir compte de la concertation sociale, il y aura de la casse. Il ne faut surtout pas que la direction perde de vue que nous avons la faculté de bloquer le processus de mise en place de la nouvelle structure de la société», a prévenu le syndicaliste.

Le président de la CGSP-Cheminots est pour le moins remonté. Pour lui, la direction essaie d'appliquer les mesures d'exécution du plan d'entreprise adopté au mois d'avril dernier. « Si nous avons accepté le cadre de ce plan, il fallait encore discuter des mesures d'exécution », explique le syndicaliste.

Selon les syndicats de la SNCB, 1440 agents des chemins de fer ont décidé de profiter du plan de restructuration «Move» qui leur permet de quitter l'entreprise tout en conservant 75 pc de leur dernier traitement jusqu'à la pension. Près de 500 d'entre eux devraient quitter l'entreprise dès le mois de septembre. L'ensemble des départs devrait s'étaler dans le temps jusqu'au 1er juin 2005. (Belga)

© La Libre Belgique 2004