Entreprise

Alors que d’aucuns critiquent son bilan, fustigent le climat social dans la tour de contrôle de l’aéroport national, Johan Decuyper est formel : Belgocontrol va mieux, beaucoup mieux même, que lorsqu’il est arrivé à sa tête, il y a trois ans. Le CEO des aiguilleurs du ciel avance les derniers résultats financiers - ceux de 2015 - pour appuyer ses dires. Ainsi, globalement, Belgocontrol a enrgistré une hausse de près de 5 % du nombre total de mouvements dans l’espace aérien belge. Il se fixe à 569 043 unités. Pour les décollages et atterrissages à l’aéroport de Bruxelles-National, la hausse est plus légère (3,38 %) avec un total de 239 349 mouvements. Ces chiffres cachent toutefois deux reculs wallons (- 3,09 % à l’aéroport de Liège et - 2,38 % à Charleroi) alors que la même année, les aéroports d’Anvers et Ostende, enregistraient des hausses respectives de mouvements de 11,67 % et 8,6 %.

Au niveau de la sécurité, Johan Decuyper affiche aussi un satisfecit avec un nombre d’incidents stabilisé bien en dessous des pics de 2009 et 2008. La panne électrique du 27 mai - qui avait paralysé les aéroports de Liège et Charleroi - a toutefois fait passer le retard en minute par vol de 0,05 à 0,14, regrette-t-on chez Belgocontrol. Conformément aux impératifs européens, l’entreprise publique est parvenue à faire baisser ses tarifs tout en augmentatnt ses recettes d’exploitation. Résultat : un boni de quelque 24 millions d’euros. Le chiffre d’affaires grimpant de 18,9 millions pour s’établir à 217 millions d’euros. "Les recettes ont augmenté et les coûts ont diminué, explique Johan Decuyper. C’est surtout le cas des amortissements qui sont passés à 5,6 millions en 2015. Si on était à un niveau normal d’investissements, on serait à 12 millions. Nous avons remis de l’ordre dans les finances de Belgocontrol, il faut maintenant relancer les investissements."

La gestion passée était si catastrophique ?

C’est clair. J’ai déjà eu l’occasion de le dire, lorsque je suis arrivé, mes collègues européens me demandaient si j’étais le curateur de l’entreprise. Mais je regarde vers l’avenir. Deux défis se présentaient à nous. Rétablir la situation financière, c’est fait. Et touver un accord sur les pensions, ce que nous avons fait le 12 avril. Il faut maintenant investir pour être parmi les meilleurs. Nous avons besoin de partenariats et pour cela, il fallait qu’on nous prenne au sérieux. Avant, on était en "stand alone", nous voulons travailler plus avec les aéroports car nous sommes conscients que nous jouons un rôle important dans le dévelopement des aéroports, et un rôle important sur le plan économique en général.

Les grèves et la panne de courant n’ont pas aidé.

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