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La plupart des banques sont prêtes pour le Sepa. C’est ce qu’a affirmé, vendredi, Febelfin, la fédération financière belge, en réponse aux critiques de Test-Achats sur le virement européen (LLB 17/4). "Pour se conformer au Sepa ("single euro payments area" ou "espace unique de paiement en euro", NdlR) , les banques belges se sont fixé une date butoir, à savoir le 1er janvier 2011", nous explique Benoît Lempkowicz, porte-parole de Febelfin. "La plupart des pays européens ont, eux, décidé d’attendre de voir comment cela fonctionne. Nous sommes donc en avance."

La Belgique utilisera les nouveaux bulletins de virement dès l’année prochaine. À cet égard, Test-Achats reproche aux banques de ne pas être prêtes. Selon l’organisation de défense des consommateurs, il reste beaucoup de cas où le virement européen n’est pas utilisable, notamment pour le "phone banking" (banque par téléphone) et dans certains "selfbanks" (automates disponibles en agence). Mais Febelfin rassure : tout sera prêt à temps. "La plupart des banques belges sont prêtes", affirme Benoît Lempkowicz. "Si un moyen de paiement n’est pas encore compatible "Sepa", il le sera dans quelques semaines, ou quelques mois."

La particularité des bulletins de virement "Sepa" est leur structure à double code, l’un désignant l’établissement financier et l’autre identifiant le client. "Pour les virements internes en Belgique, plusieurs banques prévoient une fonction qui permet de se passer du premier code", précise Benoît Lempkowicz. "Quant au second code, il comporte 16 caractères. Mais si on fait abstraction de quatre de ces 16 signes, les douze chiffres qui restent constituent en fait simplement l’ancien numéro de compte bancaire. Ce n’est donc pas beaucoup plus complexe qu’auparavant."

Algorithme anti-erreur

Test-Achats dénonce pourtant l’augmentation du risque d’erreur quand les clients copient le numéro de compte bénéficiaire sur un bulletin de virement "Sepa". "Le risque d’erreur n’est pas beaucoup plus grand puisqu’on se contente d’ajouter au numéro de compte deux lettres, à savoir BE pour la Belgique, et deux chiffres de contrôle", répond Benoît Lempkowicz. "Si un client se trompe en remplissant son virement, la machine le détectera puisqu’un algorithme ne sera pas correct." En clair : les chiffres de contrôle sont élaborés selon une formule tirée des numéros de compte existants. Dès lors, le moindre chiffre erroné sera décelé par l’ordinateur chargé d’encoder le paiement.

Enfin, Febelfin souligne que le virement "Sepa" offrira une plus grande ouverture des services bancaires européens : le coût d’un virement sera le même dans un pays et dans l’Etat voisin.

Lire aussi notre "Cash-cash" dans "La Libre Entreprise", page 9.