Entreprise

Traditionnellement moins présente qu’au Bourget, l’industrie belge ne néglige pas pour autant le salon de Farnborough, fief de Boeing et plus orienté sur l’industrie militaire. Plus petit, le stand Belgian Aerospace n’en déborde pas moins d’activité dans tous les secteurs, du simulateur de vol Venyo au spatial tant chez Safran Aero Boosters (ex-Techspace Aero) que chez Sonaca.

Décidément sur tous les fronts cette année (voir ci-contre), l’entreprise carolorégienne a annoncé avoir absorbé la société allemande AST (Active Space Technologies), basée à Berlin. Il s’agit d’un bureau d’études d’une quinzaine d’ingénieurs spécialisé dans le calcul thermique des structures spatiales.

Cela tombe bien, Sonaca s’est focalisée sur les calculs mécaniques de structures de satellites, une complémentarité qui ouvre aussi à l’entreprise belge le marché allemand.

Réduire les coûts avec Ariane 6

De son côté, tout en travaillant sur Ariane 5, Safran Aero Boosters est très fière d’annoncer un contrat sur la fusée Ariane 6 pour laquelle la société de Milmort va faire les vannes cryogéniques du moteur Vulcain 2.1, ainsi que plusieurs éléments de l’étage propulsif Vinci. "Quand Techspace a cessé d’être un sous-traitant pour devenir un concepteur, c’est grâce au spatial, souligne Yves Prete, cela a permis de développer nos bureaux d’études." Jusque là, avec Ariane 5, un lancement coûte entre 70 et 90 millions d’euros. L’objectif d’Ariane 6 est de réduire les coûts de 35 %.

Ce qu’a dû faire Safran AB, notamment grâce au volume quatre fois supérieur de vannes à produire, grâce aussi à des changements de design, le retour d’expérience d’Ariane 5 permettant de "relâcher un peu la tolérance", et enfin grâce aux gains de productivité dans l’entreprise. 60 personnes travaillent dans le spatial chez l’ex-Techspace, un secteur représentant 2 % du chiffre d’affaires, soit 20 millions d’euros.

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