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L'avocat Geert Lenssens, qui représente le groupe "Geld Terug van Arco", n'est pas rassuré par l'accord conclu par le gouvernement fédéral qui prévoit une indemnisation pour les coopérateurs d'Arco. Il se plaint qu'ils n'ont pas été impliqués dans la recherche d'une solution et estime que le marchandage sur les montants est "dégoutant". "D'abord, l'Etat promettait que les coopérateurs d'Arco (800.000 membres) seraient indemnisés à 100% puis à 40% et enfin il n'est pas sûr qu'on atteindra les 40%", explique M. Lenssens.

Le gouvernement recherchait depuis plusieurs mois une solution pour dédommager les coopérateurs d'Arco. Un fonds de 600 millions d'euros, alimentés via 400 millions de la banque Belfius (ex-Dexia), devrait voir le jour. Les 200 millions restants devraient provenir de la liquidation d'Arco et de la contribution de Beweging.net, l'ancienne ACW.

"Il y a une grande méfiance chez les coopérateurs d'Arco. Ils ne seront rassurés que quand l'argent sera sur leur compte", ajoute l'avocat.


Une solution pour les coopérations d'Arco

Le gouvernement fédéral a conclu un accord dans la nuit de mardi à mercredi concernant le dédommagement des coopérateurs d'Arco, a-t-on appris de sources gouvernementales. Un fonds de 600 millions d'euros va être mis sur pied.

L'accord du gouvernement Michel prévoyait que l'équipe fédérale veillerait à élaborer "un règlement adéquat visant le dédommagement des coopérateurs personnes physiques de coopératives financières reconnues".

Arco était le bras financier du mouvement ouvrier chrétien (Moc en français, ACW en néerlandais). Le groupe coopératif est en liquidation depuis décembre 2011 et la débâcle de Dexia dont il était l'un des principaux actionnaires. Plus de 780.000 coopérateurs, en majorité flamands, sont concernés. Ces derniers avaient obtenu du gouvernement Leterme, en octobre 2011, une garantie publique de 100.000 euros, au grand dam des autres actionnaires de Dexia, qui avaient vu leur investissement s'évaporer.

Considérant que la garantie Arco constituait une aide d'Etat illégale, la Commission européenne avait enjoint à la Belgique de récupérer les avantages qui y étaient liés et de s'abstenir de tout paiement au titre de la garantie. La CJUE avait confirmé cette analyse en décembre dernier.

Le gouvernement recherchait depuis plusieurs mois une solution pour dédommager les coopérateurs, un dossier particulièrement important pour le CD&V. Un compromis semble désormais avoir été dégagé entre les quatre formations politiques au fédéral. Un fonds de 600 millions d'euros, alimentés via 400 millions de la banque Belfius (ex-Dexia), devrait voir le jour.

Belfius est actuellement à 100% dans les mains de l'Etat belge, qui pourrait chercher à dégager ce montant grâce à une entrée en Bourse de l'institution bancaire.

Les 200 millions restants devraient provenir de la liquidation d'Arco et de la contribution de Beweging.net, l'ancienne ACW.