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Les Emirats arabes unis et le Qatar, deux riches pays du Golfe dopés par des recettes pétrolières records, ont signé lundi un accord créant un fonds commun d'investissement, a annoncé l'agence officielle émiratie Wam sans préciser le capital alloué à ce nouveau fonds.

L'accord a été signé à Doha en présence de l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani et du président émirati, cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane, qui a effectué dans la journée une brève visite à Doha, selon l'agence.

Le document a été paraphé pour les Émirats par Khadem Abdallah Al-Qoubaïssi, responsable de la Société internationale d'investissements pétroliers (IPIC), et pour le Qatar par Hussein Ali Al-Abdallah, membre du Conseil d'administration de l'Autorité d'investissement du Qatar (AIQ). L'IPIC, une firme détenue par les autorités d'Abou Dhabi, supervise les investissements à l'étranger de cet émirat riche en pétrole, propriétaire de l'Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), un puissant fonds souverain. L'AIQ est un fonds souverain du Qatar.

Code de bonne conduite

Les monarchies arabes du Golfe, dont les Emirats et le Qatar, qui ont vu leurs recettes gonfler avec l'envolée des cours du pétrole à plus de 100 dollars le baril, ont multiplié les investissements dans les grandes sociétés et places boursières internationales.

Le Fonds monétaire international (FMI) entend préparer cette année un code de bonne conduite destiné à encadrer les fonds souverains des pays émergents, dont l'essor suscite des inquiétudes croissantes dans les pays occidentaux.

Les fonds souverains gèrent aujourd'hui des sommes évaluées entre 2 000 et 3 000 milliards de dollars d'investissements, selon le FMI, montant qui pourrait grimper entre 6 000 et 10 000 milliards de dollars d'ici cinq ans.

Depuis novembre 2007, ils ont injecté plus de 40 milliards de dollars dans des banques européennes et américaines frappées par la crise des emprunts immobiliers à risque aux Etats-Unis ("subprime"), selon le FMI.