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Danone a annoncé jeudi introduire une nouvelle "politique parentale" au bénéfice de ses travailleurs, et ce à l'échelle mondiale. Quelques autres grandes entreprises sur le sol belge offrent également ces avantages "extre-légaux" à leurs collaborateurs, mais elles se comptent sur les doigts d'une main, estime le syndicat des employés Setca. "Chaque entreprise a en réalité le droit de faire comme elle le souhaite tout en respectant évidemment le minimum légal", note Alice Mazy de la cellule presse de la CNE.

"Une fois les quinze semaines de congé de maternité et les dix jours de congé de paternité épuisés, toute entreprise peut décider d'ajouter des congés supplémentaires, avec ou sans solde pour ces travailleurs, mais à charge de l'employeur", confirme à son tour Aurore Couvreur du service communication du Setca.

Danone a introduit mardi sa nouvelle politique parentale, offrant ainsi plus de congés payés, sans distinction de genre, et plus de droits pour le deuxième parent. Concrètement, par rapport au régime légal, les travailleurs belges peuvent désormais prendre trois semaines supplémentaires de congé de maternité payé, deux semaines de congé pour le second parent entièrement rémunéré ou dix semaines supplémentaires de congé d'adoption (portant le total à 14).

"Nous n'avons connaissance que de très rares cas dans des multinationales, qu'on peut compter sur les doigts d'une main, qui proposent à leurs travailleurs des congés supplémentaires pour les jeunes parents", note encore le Setca.

Si les grandes entreprises telles que Jansen Pharmaceutica, Google, Microsoft ou encore les banques Axa et Belfius sont recensées par les syndicats comme offrant "une politique parentale", il est beaucoup moins facile de lister les PME qui suivent la même tendance. "A moins qu'il y ait une délégation syndicale, nous ne sommes que très rarement informés en tant qu'organisation syndicale des dispositions spécifiques prises au sein des entreprises", spécifie Aurore Couvreur du service communication du Setca.