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Le Belge est un Européen atypique en tout cas cette année et selon le 9e baromètre des vacances d’Europ Assistance. Une enquête qui sonde les citoyens de 7 pays d’Europe à travers un échantillon de 3 500 personnes résidant en France, Allemagne, Italie, Espagne, Autriche, au Royaume-Uni et en Belgique à propos de leurs intentions en matière de vacances d’été(1). Grande conclusion de ce sondage réalisé entre le 16 février et le 27 mars : la crise touche les vacances, logiquement.

De façon générale, pour 44 % des Européens, la crise économique actuelle va influencer le budget vacances. Mais aussi le choix de la destination (34 %), la durée des vacances (33 %), le choix de l’hébergement (30 %) et du transport (24 %). Les Belges, eux, sont un sur 4 seulement à penser que la crise va avoir des conséquences sur leur budget vacances; 17 % sur leur choix de la destination; 14 % sur leur durée; 16 % sur l’hébergement, 11 % sur le transport. Avec, cependant, deux éléments à noter : un Belge sur 3 s’apprête à faire plus attention à ses dépenses sur place et 43 % des Belges ont modifié leur comportement de réservation suite à la crise, préférant réserver plus tôt que d’habitude (dans 20 % des cas) ou davantage en dernière minute (23 %), à la recherche du meilleur prix.

1Qui va partir ? Concrètement, les Européens seront moins nombreux à partir cet été : 64 %, en baisse de 3 %, dont 21 % (-3 %) plusieurs fois. Particulièrement touchés, les Français (66 % pour 74 % l’an dernier) et les Britanniques (qui passent de 67 % en 2008 à 64 % cette année). Les Belges sont, comme l’an dernier, 63 % à déclarer vouloir partir en vacances. "C’est le seul pays du baromètre qui n’enregistre pas une baisse des intentions de départ", a expliqué David Tornel, directeur Marketing d’Europ Assistance. Avec une différence Nord-Sud marquée : les vacanciers néerlandophones seront plus nombreux à partir qu’en 2008 (64 % pour 60 % un an plus tôt) et ils partiront plus souvent (23 pour 18 % en 2008), tandis que les francophones partiront moins (62 % au lieu de 68 %) et moins souvent (10 % pour 17 %).

2Avec quel budget ? Le budget moyen des Européens va reculer de 6 % cet été, passant à 2066 € (budget moyen par ménage); soit la plus forte diminution enregistrée depuis 2005. Sachant que le budget est devenu cette année le premier critère de choix de vacances, devant le climat. Une baisse généralisée donc sauf, encore une fois, en Belgique qui maintient son budget de 2228 € (et son premier critère de choix : le climat, le budget arrivant en 6e position). La tendance Nord-Sud s’inverse cette année : "Le budget des francophones est en baisse (2168 €, -7 %) et sera cet été 5 % moins élevé que celui des néerlandophones (2270 €, +6 %)", note la compagnie d’assistance. Un Belge sur 3 consacrera à ses vacances un budget inférieur à 1500 € et un sur 4 un budget supérieur à 2500 €.

3Quelles vacances ? Les Européens comme les Belges partiront de préférence deux semaines. Avec chez nous, une hausse des séjours d’une semaine (+5 %) et des trois semaines et plus (+4 %). Les Européens partiront d’abord à la mer (64 %), les Belges aussi (54 %). Ils seront seulement 19 % à opter pour un voyage itinérant, pour 28 % des Belges. Ce que cherchent les Européens ? D’abord à découvrir de nouvelles cultures (29 %) - surtout les Belges d’ailleurs (35 %) -, à se reposer (26 %) et à passer des vacances en famille ou avec des amis (23 %) - les Belges privilégiant famille et amis plutôt que le repos. Les Européens seront aussi plus nombreux à rester en Europe cet été (78 % au lieu de 76 % en 2008) dont près de la moitié dans leur propre pays, tandis que la destination Europe est en baisse en Belgique (passant de 83 à 79 %, avec 12 % des Belges qui restent en Belgique). La France reste la destination n°1 des Belges (malgré un recul de 3 %), devant l’Italie (n°1 des Européens).

Enfin, un Européen sur deux réserve par Internet (46 % des Belges), 7 sur 10 voyagent à la carte. Et ce sont les Belges qui, parmi les Européens, préfèrent la formule "tout compris" ("all in").

(1) Vacances : séjour de plus de 4 nuits consécutives en dehors du foyer pour des raisons autres que professionnelles de juin à septembre inclus.