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La Belgique aurait-elle développé un know-how particulier dans la gestion obligataire?

Sans trop vouloir vanter les mérites de nos gestionnaires, il semblerait que notre petit pays ne se débrouille pas trop mal dans ce domaine. Même s'il est difficile de chiffrer les performances de ces gestionnaires, on constate que le classement général des fonds obligataires est plutôt favorable aux fonds gérés en Belgique.

A quoi peut-on attribuer ces performances? « Le développement des mandats institutionnels a certainement joué de manière favorable dans l'amélioration des processus de gestion du risque de portefeuilles obligataires. En effet, beaucoup de banques belges sont impliquées dans ce créneau où la pression de consultants et la concurrence poussent au professionnalisme. Citons également la pression des sociétés telles que Standard & Poor's Micropal, Morningstar et de la presse spécialisée », constate Claude Roelandt, Fund Manager à la Banque Nagelmackers.

Notons encore que les habitudes d'épargne européennes et plus spécifiquement belges étaient essentiellement axées sur les obligations. Il existe donc une tradition de gestion dans ce domaine en Belgique ainsi qu'une formation universitaire de qualité.

Les gestionnaires anglo-saxons offrent en général des gammes de fonds qui sont davantage axées sur les actions. Leur approche culturelle des marchés oriente les épargnants de ces pays principalement vers les marchés d'actions.

Sans doute, certains trouveront à ces différences de sensibilité, des causes plus profondes tirant leur origine dans des différences de religion. Mais çà, c'est un autre débat!

© La Libre Belgique 2003