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Démotivation. L’évolution conjoncturelle de la zone euro est à plusieurs vitesses comme on le voit jour après jour. C’est le cas pour la Belgique et pour les Pays-Bas puisque, ces dernières années, les Néerlandais avaient le béguin pour les belles demeures du Nord de notre pays. Mais le vent a tourné, et la crise s’appesantissant sur les portefeuilles néerlandais, c’est au tour des Belges de faire leur marché aux Pays-Bas, profitant d’une brique déprimée. "Depuis deux ans déjà, les Néerlandais ne s’intéressent plus au marché belge, devenu trop cher pour eux, confirme Mathieu Verwilghen (Century 21 Benelux). Il y a 6 ou 7 ans, les prix aux Pays-Bas étaient 10 à 15 % plus chers qu’en Belgique. Aujourd’hui, ce n’est pas l’inverse, mais si différentiel il y a, c’est au profit de la Belgique. Un nombre grandissant de Belges scrutent dès lors le marché de nos voisins. Depuis plusieurs années déjà, mais surtout depuis deux ans. Dans certains villages de la "Zeeuws-Vlaanderen" , la moitié des habitants sont Belges." De quoi mettre un peu de baume au cœur des agents immobiliers néerlandais, aussi "découragés, démotivés" que leurs briques.