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Une nouvelle rencontre a eu lieu hier entre les représentants syndicaux du secteur bancaire et l'Association belge des banques en présence du conciliateur social sur la problématique de l'extension du champ de compétence de la commission paritaire du secteur bancaire. Une fois de plus les parties se sont séparées sans que le dossier n'ait avancé. Le divorce tant de fois annoncé n'a pas été vraiment prononcé mais les syndicats ont confirmé leur volonté de faire monter la pression.

Dès demain, les délégués syndicaux distribueront des tracts dans les principales gares du pays ainsi bien entendu que dans les institutions financières. Un tract qui appelle à manifester le mardi 25 dans les rues de Bruxelles « pour sauvegarder l'emploi et les conditions de travail du personnel et pour la qualité du service à tous les clients ». Le front commun syndical revendique « le maintien d'un service de qualité à tous les clients » et fustige le fait que « les banques pressent comme un citron un personnel de plus en plus réduit ». Les syndicats redoutent les projets de filialisation.

De son côté, l'ABB a estimé que « les syndicats du secteur bancaire portent une lourde part de responsabilité dans le mauvais climat social actuel », en marge de la conférence de presse sur son mémorandum. Selon l'association, les déclarations syndicales sont truffées de contre-vérités et créent un climat d'insécurité. Elle a souligné que le secteur bancaire n'est pas occupé à concocter des projets de filialisation tous azimuts. Durant les deux prochaines années, quelques centaines de travailleurs seulement seront concernés par la filialisation et la sous-traitance d'un certain nombre d'activités, et non pas 80 pc du personnel comme l'affirment les syndicats, selon l'ABB.

© La Libre Belgique 2003