Entreprise La compagnie rwandaise a trouvé une solution pour mettre fin à une situation quelque peu ubuesque.

C’était ce que l’on appelle un départ manqué. Le 14 juillet dernier, la compagnie RwandAir décollait de Kigali, la capitale du Rwanda, pour son vol inaugural vers Bruxelles. Mais une fois l’avion sur le tarmac de Zaventem, les petits fours, habituels pour ce genre de première, n’étaient pas au rendez-vous. Et pour cause : aucun passager n’avait pu embarquer à Bruxelles pour revenir à Kigali.

Ce sont en fait des soucis administratifs qui expliquent ce couac. Le vol de la compagnie nationale rwandaise est "triangulaire", c’est-à-dire qu’avant de revenir à Kigali depuis Bruxelles, il prévoit une escale à l’aéroport de Londres Gatwick. Ce type de pratique est fréquent dans l’aérien pour assurer aux compagnies de remplir au maximum leurs avions.

Et c’est là que ça se corse : les autorités britanniques ont durci leurs règles de sécurité et exigent que tous les passagers de ce vol quittent l’avion avec leurs bagages pour un nouveau contrôle, avant d’y retourner pour s’envoler vers la capitale rwandaise. Sans compter que les ressortissants de différents pays africains, dont le Rwanda, n’ayant pas de carte de séjour en Belgique, sont aussi obligés d’obtenir un visa de transit coûteux pour ce passage rapide sur le sol britannique.

Une mésaventure coûteuse pour RwandAir

Bref, l’opération était, techniquement, difficilement réalisable et très peu rentable pour la compagnie rwandaise qui ne prévoyait qu’une heure et 25 minutes de transit dans la capitale britannique. Du coup, RwandAir avait retiré de son site toutes les réservations depuis Bruxelles vers Kigali. Jusqu’à ce jeudi 10 août où ces vols sont à nouveau proposés. "Les passagers devront toujours débarquer et rembarquer à Londres, mais la procédure a été simplifiée", explique-t-on du côté d’APG Air Agencies, l’agence qui gère les intérêts de RwandAir en Belgique. "Tous les passagers ayant eu un problème ont été pris complètement en charge par RwandAir et ont été réaffectés sur d’autres vols de manière à ce que leurs tickets soient honorés."

La mésaventure aura été coûteuse pour la compagnie nationale rwandaise. " Effectivement, mais on ne communique pas ce genre de chiffres ", conclut-on chez APG Air Agencies.