Entreprise

Si l'on croît donc Rob Kuijpers et Peter Davies, le duo aux commandes la SN Brussels Airlines, `tout va très bien, Madame la Marquise´. Mais qu'en est-il réellement dans les couloirs de la nouvelle compagnie? Du côté des pilotes, l'ambiance n'est guère joyeuse. `Les pilotes de la SNBA sont pour la plupart des anciens pilotes de la DAT, filiale de la Sabena qui n'est elle pas tombée en faillite´, rappelle Marc Simon, le vice-président de la BeCA (l'association belge des pilotes) et pilote à la SNBA. `Dans le cadre de la débâcle de la Sabena et de la création de la nouvelle compagnie, les pilotes de la DAT ont dû abandonner entre 25 et 30 pc de leur salaire brut ainsi qu'à une série d'avantages non taxables. Un manque à gagner qui peut représenter jusqu'à 1000 euros net par mois, en fonction des anciennetés´. D'après Marc Simon, les quelque 300 pilotes que compte la nouvelle compagnie tirent la langue. `Au début, les pilotes de la SNBA n'osaient pas se plaindre car, contrairement à leurs collègues de la Sabena, ils pouvaient encore voler. Ils ont vécu sur leurs réserves mais aujourd'hui, ils s'enfoncent dans le rouge. La démotivation et le stress les gagnent´. Il faut savoir que les pilotes de la DAT avaient déjà des salaires inférieurs de 20 pc à ceux des pilotes de la Sabena.

Parmi les plus mal lotis

A présent, ils se considèrent comme faisant partie des plus mal lotis. Hormis Birdy Airlines et Thomas Cook, les appointements des pilotes de la SNBA sont inférieurs à ceux de toutes les autres compagnies belges (Sobelair, VG Airlines, Virgin Express et même TNT et DHL).

`Cela fait des mois que l'on essaie de faire comprendre au nouveau management que la situation des pilotes est intolérable. Mais celui-ci affirme qu'il n'est pas responsable de cette situation´. Les pilotes espèrent qu'une fois que la SNBA engrangera des bénéfices, la direction changera son fusil d'épaule. mais pour l'heure, ils n'ont reçu aucune garantie.

© La Libre Belgique 2002