Entreprise

Les responsables des PME wallonnes émettent des perspectives plutôt encourageantes pour l'année en cours, forts d'une situation financière qui s'est améliorée pour leur société ces dernières années. 

Tant le baromètre PME 2015 de Deloitte Fiduciaire, réalisé auprès de quelque 2.600 PME familiales belges, que le baromètre trimestriel de l'Union des classes moyennes traduisent "une impression de sortie de crise" pour les PME. D'après le rapport de Deloitte qui se base sur les comptes publiés de l'année 2014, la valeur des PME, calculée en observant l'évolution du bénéfice (EBITDA) et de la trésorerie nette, a augmenté pour la première fois en quatre ans. Cette valeur progresse de 10% en 2014 par rapport à 2011. 

L'emploi a par ailleurs progressé de 8,3% sur ce même laps de temps. "La proportion de sociétés en croissance est plus importante que par le passé. Mais l'écart entre celles-ci et celles en décroissance se creuse", avertit cependant Didier Bouckaert, de Deloitte Fiduciaire.

Ces données financières traduisant la bonne passe globale traversée actuellement par les PME sont confirmées par le baromètre trimestriel de l'UCM. La confiance des chefs de PME stagne au troisième trimestre 2015 par rapport au deuxième trimestre, mais il s'agit tout de même du quatrième trimestre consécutif à la hausse. "La tendance de fond à l'amélioration qui se dégage depuis un an est donc confirmée", selon l'Union.

"C'est la première fois qu'un baromètre donne autant l'impression d'une sortie de crise", commente Arnaud Deplae, secrétaire général de l'UCM.

Si la perception de la situation de l'entreprise progresse, l'écart avec ce sentiment et celui émis à l'égard de l'état global de l'économie ne cesse d'augmenter. Charlie Tchinda, économiste à l'UCM, émet d'ailleurs certaines réserves quant au maintien de l'embellie en fin d'année, "en raison de la situation en Chine".

Les principales entraves au développement d'une activité d'indépendant restent la pression fiscale, le coût du travail et cette incertitude de l'environnement économique, selon les entrepreneurs interrogés, mais ces obstacles sont moins fréquemment avancés aujourd'hui qu'à la même période l'an dernier.

Les deux études laissent clairement entrevoir que l'optimisme est moindre dans le domaine de la construction, un secteur encore fort touché par le dumping social et dont le carnet de commandes s'est aminci ces derniers temps, notent les responsables de l'UCM.