Entreprise

Les travailleurs de NLMK à La Louvière ont lancé un mouvement de grève de deux jours ce lundi matin.

Au cœur de leurs revendications, le manque d'effectifs. Selon la FGTB, le cadre de travail des ouvriers engagés en CDI ne correspondant pas au cadre minimum de fonctionnement de l'entreprise sidérurgique. L'entreprise sidérurgique NLMK à La Louvière est en grève depuis lundi matin. Le mouvement de grogne des travailleurs a pour origine le blocage des négociations entre direction et syndicats sur le nombre d'ouvriers qui ne correspond pas au cadre minimum nécessaire pour faire fonctionner l'entreprise. Le passage de 20 intérimaire en CDI ne suffit pas, indique-t-on du côté syndical. Le mouvement de grève devrait se poursuivre mardi. Mercredi, les ouvriers seront absents car ils participeront à la manifestation nationale sur les pensions. Les syndicats attendent un retour de la direction de NLMK.

La direction regrette le mouvement de grève

La direction de NLMK La Louvière a regretté dans une communiqué le mouvement des travailleurs lancé ce lundi. Elle souligne par ailleurs sa volonté de pérenniser l'emploi sur le site de La Louvière. Dans son communiqué, la direction de l'entreprise sidérurgique NLMK à La Louvière regrette le mouvement de grève lancé lundi par les travailleurs. Elle indique sa volonté "d'améliorer l'efficacité opérationnelle du site de La Louvière" tout en discutant "depuis plusieurs mois avec la délégation syndicale d'une nouvelle organisation de travail."

Lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire du jeudi 3 mai, la direction avait annoncé sa décision de concrétiser cette nouvelle organisation et de la mettre en œuvre dans les semaines qui viennent.

"Cette nouvelle organisation de travail va permettre, entre autres, de transformer 20 contrats intérimaires en contrats de travail à durée indéterminée, augmentant par là le nombre d'effectifs ouvriers", indique l'entreprise. "La direction montre ainsi sa volonté de pérenniser l'emploi sur le site de La Louvière. Elle revoit également le nombre d'intérimaires nécessaire pour assurer le bon fonctionnement des opérations sur le site de La Louvière, tout en gardant une certaine flexibilité pour s'adapter au marché."

La direction de NLMK La Louvière "ne comprend pas le recours systématique au blocage du site et au droit à l'accès au travail des personnes qui souhaitent travailler". Elle regrette également "que ces blocages fragilisent la situation de l'entreprise qui ne peut bénéficier au maximum de la situation positive du marché."