Les vacances au rendez-vous

PAR ANNE MASSET Publié le - Mis à jour le

Entreprise

ENTRETIEN

C'est jeudi prochain que le Salon des vacances, 46e du genre, ouvrira ses portes au grand public. En 2003, 78.400 visiteurs ont fait le détour par le Heysel. Moins, certes, qu'au Salon de l'auto (730.000 visiteurs) en janvier ou à Batibouw (337.000 visiteurs) qui s'est clôturé dimanche dernier. Mais autant d'amateurs qui seront sans doute curieux, cette année, d'étendre leurs horizons à ces nouveaux pays qui, le 1er mai prochain, feront partie de l'Union européenne. Le point avec Olivier Gheysens, de l'Organisation Salon des vacances.

La Pologne, hôte d'honneur du salon, c'est révélateur. Serait-ce le fer de lance des 10 pays qui vont rejoindre l'Union européenne?

Nous voulions effectivement comme hôte d'honneur un des 10 nouveaux pays. En posant sa candidature, la Pologne nous a présenté un projet séduisant. Hôte d'honneur, cela va dans les deux sens: nous offrons une valeur ajoutée au pays en le reprenant dans toute notre communication et le pays en question propose de son côté une valeur ajoutée aux visiteurs via des animations supplémentaires, comme des expos ou une présentation de sa gastronomie.

Quels sont les nouveaux pays qui sont représentés?

Nous en avons 5: la Pologne donc, la Hongrie, Chypre, la République tchèque et la Slovénie qui participe pour la première fois.

Pourquoi les autres ne sont-ils pas là?

Ils rencontrent des problèmes de budget ou d'organisation.

Attendez-vous beaucoup de ces nouvelles participations, de cette nouvelle offre touristique?

C'est évidemment une occasion de se rendre compte qu'il y a beaucoup à voir dans ces pays.

Et la Bulgarie et la Roumanie qui espèrent entrer dans l'Union en 2007?

La participation de la Bulgarie, comme celle de la Croatie, est de plus en plus forte, ce qui indique évidemment que le tourisme vers ces pays marche très bien. La Roumanie est là aussi mais avec un modeste stand.

Vous jouez aussi sur le thème des Jeux olympiques.

C'est évidemment le thème du stand grec.

Quels sont les autres nouveaux participants?

Nous comptons 6 nouveaux pays cette année: 4 sont représentés par la Chambre de commerce belgo-arabe, Libye, Oman, Syrie et Emirats arabes unis. Nous recevons aussi le Pérou et l'Algérie pour la première fois.

Constate-t-on beaucoup de changements au niveau des participants d'une année à l'autre?

La plupart reviennent chaque année, seuls 3 ou 4 pays varient.

Quel est par exemple l'intérêt pour Taïwan d'être là?

Logiquement, on répondrait que Taïwan veut se faire connaître sur le marché belge. D'un autre côté, il y a 3 ou 4 ans, nous accueillions l'Australie et nous aimerions qu'elle revienne mais le nombre de Belges qui y va chaque année est négligeable. Alors, faire de la promotion sur notre petit marché devient un trop gros investissement.

Combien y a-t-il d'exposants?

On compte 46 pays, 240 exposants principaux et 350 «sous-exposants». Dans les premiers, on retrouve la Maison de la France par exemple qui, sur les 4.000 m de son stand, abrite 110 sociétés différentes, les «sous-exposants». Même chose pour l'Espagne et l'Italie par exemple.

Les exposants les plus importants, ce sont bien sûr les offices du tourisme: la Maison de la France d'abord, puis l'Espagne, l'Italie (500 m chaque fois) et l'Angleterre. Ils constituent 70 pc de l'offre. Pour le reste, on retrouve les tour-opérateurs, agences de voyages, autocaristes, chambres d'hôtes, campings, compagnies aériennes, etc. Un village consacré au vélo en collaboration avec Expo-Vélo et un Village des vins dans le Patio.

Et la représentation de la Belgique?

Les 10.000 m du Palais 4 se partagent entre la France et la Belgique. Toute la Belgique avec des dizaines de destinations étonnantes. Avec une petite évolution: Bruxelles est pour la première fois officiellement représentée en tant que telle et non plus uniquement via Toerisme Vlaanderen ou l'OPT (Office de promotion du tourisme Wallonie-Bruxelles).

Comment caractériser le salon de Bruxelles: est-ce celui de l'info, des projets, des affaires?

Selon l'enquête réalisée en 2003, 45 pc des visiteurs sont à la recherche d'informations pour une future réservation; 22 pc collectent des documents pour un voyage déjà réservé et 21 pc prospectent pour une destination.

Sentez-vous jusqu'au salon l'influence de la récession économique, du SRAS, du terrorisme, de la guerre en Irak, etc.?

L'an dernier, tout était contre nous: le temps était magnifique, le salon se déroulait également en mars, donc tardivement pour des gens qui ont souvent déjà réservé leurs vacances estivales et familiales; il y avait le SRAS et le salon s'est déroulé juste avant le début de la guerre en Irak. Nous l'avons senti. Cette fois, nous pensons que du côté des exposants, cela a repris et pour ce qui est des visiteurs, nous espérons faire mieux que lors de l'édition précédente, comme ce fut le cas au Salon de l'auto, à Agribex et Batibouw.

Depuis l'an dernier, la vente est possible sur le salon. Quel en est le premier bilan?

Pour l'instant, pas encore très positif. Le salon se déroule trop tard dans la saison. Nous en sommes bien conscients, c'est pourquoi l'an prochain, nous avons décidé, en concertation avec le secteur, de déplacer le salon en février.

Pourquoi ne pas fermer les portes le dimanche soir plutôt que le lundi soir?

Le lundi, nous comptons moins de visiteurs mais ils sont plus intéressés.

© La Libre Belgique 2004

PAR ANNE MASSET

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