Entreprise

Quelques heures avant la tenue d’un bureau de conciliation en commission paritaire vendredi après-midi, le mouvement de grève entamé mardi dans le supermarché d’Ans (province de Liège) et qui s’était étendu au reste de la Wallonie, à Bruxelles et à la Flandre dès mercredi, n’avait pas faibli. On dénombrait hier 147 magasins fermés sur les 302 que Lidl exploite en Belgique. Du jamais vu au sein de l’enseigne allemande.

Ce mouvement de débrayage trouve ses racines dans un problème de sous-effectifs par magasin, induisant une charge de travail jugée beaucoup trop lourde par les employés. La proposition de règlement mise sur la table jeudi par la direction de Lidl avait été jugée insuffisante par les organisations syndicales.

Alors, il a été décidé de recourir à un outil de négociation, souvent utilisé dans les situations de blocage social : le bureau de conciliation de la commission paritaire. Les deux parties s’y retrouvent et une équipe neutre (dont fait partie le président de la commission paritaire) va tenter de trouver un compromis.

Peu après minuit, vendredi, la réunion de conciliation entre syndicats et direction de la chaîne de supermarchés Lidl n'a pas permis d'aboutir à un accord, ont indiqué les trois syndicats à Belga. Un texte proposé par la direction, que les syndicats rejettent, sera néanmoins soumis au vote des travailleurs dès samedi.

La rencontre avait démarré à 14h afin de tenter de résoudre le conflit social au sein de l'entreprise. Les travailleurs ont entamé cette semaine un mouvement de grogne dans le but de faire baisser la pression qu'ils subissent. Vendredi, la direction a proposé aux syndicats d'ajouter un équivalent temps plein par semaine et par magasin (42 heures). Le front commun regrette néanmoins que cette mesure ne soit d'application que pour six mois. Les syndicats souhaitent prolonger les heures supplémentaires jusqu'à la conclusion d'une nouvelle convention collective de travail. "Nous pensons que cet élément va desservir les travailleurs", a commenté Myriam Delmée, vice-présidente du Setca. Les syndicats ont dès lors rejeté la proposition de la direction. Le document sera néanmoins proposé aux travailleurs qui pourront l'accepter ou le rejeter.