Macquarie: «Zaventem a du potentiel»

VINCENT SLITS Publié le - Mis à jour le

Entreprise Début novembre 2004, le groupe australien Macquarie prenait les commandes de Biac au terme du processus de privatisation du gestionnaire de l'aéroport de Bruxelles-National. Macquarie détient depuis 70pc du capital de Biac, le solde restant entre les mains de l'Etat belge. Depuis novembre 2004, Macquarie a placé ses hommes dans les organes de gestion de l'entreprise et posé les premiers jalons de sa stratégie pour développer Zaventem. De passage vendredi à Bruxelles, Kerrie Mather, CEO de Macquarie Airports (MAp), a souligné sa grande confiance dans l'avenir de Bruxelles-National, pourtant encerclé aujourd'hui par les aéroports nettement plus puissants de Paris, Londres, Francfort et Amsterdam.
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  • «Le grand atout de Bruxelles-National est indéniablement sa localisation géographique, au coeur de l'Europe. Son statut de capitale de l'Europe, la présence de l'Otan et d'autres institutions génèrent un trafic substantiel de et au départ de Bruxelles. Il s'agit d'un trafic de type business qui présente un potentiel de croissance important, ce qui est bon pour l'aéroport et l'économie locale. La faiblesse de Zaventem? C'est plutôt une opportunité, le fait que Bruxelles est mal desservi depuis l'Asie, les Etats-Unis et le Moyen-Orient. Nous sommes en train d'identifier où se situent les trous», nous a expliqué Kerrie Mather. Et d'ajouter que le développement d'actions de marketing est en cours pour attirer de nouvelles compagnies sur le tarmac bruxellois. «Certaines discussions sont très encourageantes», dit-elle encore.

    «Avec Macquarie, nous voulons offrir plus de choix aux passagers, soit plus de compagnies et plus de fréquences. Mais aussi des améliorations, sur le plan de la qualité des services, à l'intérieur des infrastructures. Nous avons déjà commencé en facilitant le flux de passagers entre le contrôle des passeports et les portiques de sécurité», précise encore la CEO de Macquarie. Le bilan de Macquarie est, il est vrai, plutôt impressionnant: «A la suite des investissements que nous avons réalisés dans nos différents aéroports, ces derniers ont attiré 54 nouvelles compagnies et 183 nouveaux services venant de compagnies nouvelles ou existantes.»

    A l'image de ce que le groupe australien a mis en place à Sydney, un des axes de la stratégie de Macquarie consistera à créer à Bruxelles un environnement propice à la dépense au sein même de l'aéroport, notamment dans les zones commerciales où se trouvent les «duty free». Car pour Macquarie, le passager est avant tout un consommateur. Et il faut l'inciter à ouvrir son portefeuille pour boire, manger et faire des achats, depuis le moment où il entre sa voiture dans le parking de l'aéroport jusqu'au moment où il entre dans l'avion.

    A moyen terme, Kerrie Mather précise que certains investissements immobiliers sont prévus. «Au total, chaque année, le montant global des investissements, comprenant la maintenance, devrait tourner entre 45 et 50 millions d'euros», précise-t-elle encore. La responsable de Macquarie Airports a encore souligné que le processus de recherche d'un nouveau CEO pour Biac était toujours en cours et que cela pourrait durer encore quelques mois.

    © La Libre Belgique 2005

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