Entreprise Les délégués syndicaux de l'enseigne Mestdagh (qui détient Carrefour Market) ont été convoqués jeudi à un conseil d'entreprise (CE) extraordinaire qui se tiendra lundi matin. Selon des informations publiées par Sudpresse et RTL, la direction de l'enseigne, qui possède 83 supermarchés en Belgique francophone (dont près de 30 en franchisé) et qui emploie 2700 personnes, la direction y annoncerait sa volonté de réorganiser ses magasins afin de renouer avec une rentabilité, sans doute mise à mal par la concurrence de l'e-commerce. On évoque, comme pistes, l'ouverture des magasins le dimanche.

Des rumeurs, générant une certaine inquiétude au sein du personnel, font état de possibles mises à la prépension. "Le conseil d'entreprise de lundi était prévu de longue date et il devait être suivi d'une réunion de concertation. Il s'est transformé en CE extraordinaire jeudi", explique Danny Dubois, permanent syndical CNE. "Nous avons des négociations régulières depuis deux-trois ans chez Mestdagh, au sujet d'une réorganisation du travail pour aller vers une pérennisation du groupe mais sans toucher au personnel."

Par manque d'informations, Danny Dubois ne veut ni confirmer ni infirmer les rumeurs sur une possible restructuration. "Nous sommes dans le flou", dit-il.

Catherine Agnessens, secrétaire permanente de la CGSLB, n'en sait pas davantage. "J'ai pris contact aujourd'hui avec la direction mais elle n'a rien voulu dire." Elle signale que Mestdagh "est l'une des rares enseignes en Belgique qui fonctionne de façon ultra familiale. Les fils Mestdagh travaillent réellement au sein de l'entreprise. Les syndicats ont toujours bénéficié d'une écoute attentive".

Le Français Guillaume Beuscart est depuis le 1er mars le directeur opérationnel du groupe. Il a succédé aux frères Eric et John Mestdagh et est chargé d’élaborer un plan de relance de l’enseigne.

La situation financière du groupe n'est pas des plus brillantes, malgré un chiffre d'affaires de 700 millions d'euros. Lors d'un échange avec les syndicats, la direction avait concédé que le groupe devait "un peu puiser dans les caisses".